Ziniaré : C’est parti pour la 10e édition de la semaine nationale des médecines traditionnelle et alternative

La cité de Naaba Oubri, chef-lieu de la province de l’Oubritenga et de la région du Plateau-Central accueille du 24 août au 1er septembre 2022, la 10e édition de la semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative du Burkina Faso dont l’ouverture a eu lieu ce mercredi 24 août 2022. 

Placée sous le thème, «contribution des médecines traditionnelle et alternative sur l’offre de soins en situation sécuritaire et sanitaire précaires», la semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative se tient à Ziniaré, chef-lieu de la région du Plateau-Central.

Le directeur général de l’offre des soins, Dr Salif Sankara, a indiqué que l’objectif poursuivi pour cette 10e édition est d’établir une concertation afin d’aboutir à un renforcement de la cohésion entre les acteurs de la médecine moderne et ceux de la médecine traditionnelle.

Salif Sankara, directeur général de l’offre des soins

«Cette semaine (24 août au 1er septembre 2022) sera particulièrement marquée par des enseignements entre médecins modernes et médecins tradipraticiens pour qu’on puisse vulgariser les méthodes modernes de conservation, de collecte et de gestion des médicaments. Mais aussi pour qu’on puisse exposer toute la richesse de notre médecine traditionnelle pour que nous puissions pouvoir en profiter », a-t-il fait savoir.

Salif Sankara a ajouté qu’avec la survenue de la pandémie de COVID-19, le Burkina n’était pas capable de commander les médicaments de l’extérieur. «Chacun doit compter sur ses propres forces. Il ne faut pas dormir sur la natte du voisin, parce que le jour qu’il retire sa natte, vous dormirez à terre. Et pour cette raison seulement, nous devons promouvoir la médecine traditionnelle de sorte que nous puissions faire confiance et nous puissions nous baser dessus pour soigner nos populations», a-t-il interpellé.

À l’avenant, il a souligné qu’avec la crise sécuritaire les efforts doivent être consentis afin que les populations se trouvant aux confins du pays puissent avoir accès à des soins de santé. Pour lui, que ces soins soient modernes ou traditionnels, l’essentiel est qu’ils soient efficaces.

Sur ce, il a appelé à l’engagement de tous les tradipraticiens. À propos, il a confié que le ministère de la santé est en train de mettre en place un interface entre la médecine moderne et celle traditionnelle au niveau des formations sanitaires. Il a affirmé qu’il y a déjà deux services de ce genre qui ont été mis en place à Ouahigouya et à Tenkodogo.

Le parrain de cette 10e édition, Naaba Sanem, chef de Ziniaré a signifié que quand on parle de la médecine traditionnelle, on fait ainsi cas de la coutume et à la culture. 

«Et actuellement, nous perdons vraiment notre culture. Les tradipraticiens sont responsables de beaucoup de choses, il faut qu’ils nous aident à garder ce patrimoine. Le colonisateur quand il nous a colonisés, il a pris beaucoup de choses, il nous commande dans beaucoup de choses.

C’est le seul domaine impénétrable par lui pour le moment. Nous devons donc travailler à mettre ceci en valeur et le garder jalousement pour nous et les générations à venir », a-t-il exhorté.

Naaba Sanem, chef de Ziniaré

Naaba Sanem a aussi invité les médecins traditionnels à s’organiser, à être un peu plus responsables. «Souvent de la dérive. D’autres en font un fonds de commerce, du business, de l’escroquerie. On ne s’est pas gêné pour leur dire cela, pour attirer leur attention », a-t-il dit.

Des communications, des échanges entre les professionnels de la médecine moderne et les tradipraticiens, les expositions des produits traditionnels sont entre autres les activités qui alimenteront cette 10e édition de la semaine nationale des médecines traditionnelle et alternative du Burkina Faso.

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