Ukraine/Russie : le Bitcoin, nouvelle arme de guerre économique ?

Suite à l’offensive militaire russe en Ukraine, les cryptomonnaies en général et le Bitcoin en particulier, s’imposent des deux côtés de la ligne de front comme une variable majeure du conflit en cours, à la fois comme un moyen de lever des fonds mais aussi comme une alternative éventuelle au monopole de SWIFT. En filigrane se dessine aussi le rapport de force à venir pour réguler et contrôler le secteur des crypto actifs, dont le rôle géopolitique ne cesse de s’accroître.

Le 24 février, après 8 ans d’une proxy war à l’intensité variable, les troupes de la Fédération de Russie envahissent l’Ukraine, officiellement pour “faire respecter les Accords de Minsk” et garantir la sécurité des Russes d’Ukraine, persécutés par Kiev selon le Kremlin. Le conflit trouve bien sûr aussi ses sources dans d’autres raisons plus profondes : d’un côté le refus de Washington de voir la Russie gagner en influence en Europe via sa politique énergétique ; de l’autre le refus de Moscou de voir l’OTAN et l’UE grignoter peu à peu son étranger-proche, sa sphère d’influence historique.

Pour autant qu’elle choque la population et les décideurs, cette invasion à grande échelle, premier conflit symétrique européen d’ampleur depuis 1945, met aussi en lumière un acteur nouveau des guerres modernes : la technologie, née de la massification d’internet. Le fait est de notoriété publique ; depuis au moins quinze ans, chaque conflit trouve un volet cyber, une bataille menée dans l’espace numérique, que ce soit par des opérations d’influence, de guerre de l’information, ou des cyber-attaques de grande ampleur.

Ce qui est moins connu néanmoins, et qui ressort clairement dans cette nouvelle phase de la guerre en Ukraine, c’est la place sans cesse croissante que prennent les crypto-monnaies dans les conflits modernes. Que ce soit sur le plan de la communication, sur le plan militaire ou sur le plan purement géo-économique, les crypto-actifs deviennent des acteurs incontournables du XXIᵉ siècle, au point de forcer des institutions internationales et des pays à se pencher sur le sujet.

Ainsi, lors du conflit Ukrainien, des deux côtés de la ligne de front les citoyens ont adopté en masse les crypto-monnaies, à la fois comme réserve de valeur mais aussi comme moyen de récolter des fonds pour leurs activités. Mais cela va encore plus loin : la Russie semble envisager d’utiliser les technologies blockchain comme un moyen de s’affranchir d’un système monétaire qui lui est largement défavorable, voire hostile, du fait de l’influence exercée par les Américains sur  le consortium SWIFT. Longtemps moquées ou ignorées, les cryptos s’imposent donc avec fracas dans le débat géopolitique, poussant les organisations internationales et les États à pousser une politique de réglementation très offensive.

 

De la panique économique à l’adoption de masse des crypto-monnaies ?

Dès le début de l’invasion en Ukraine, le cours du rouble russe a commencé à chuter, les marchés financiers anticipant les futures sanctions placées contre la Russie. Au total, depuis le début de l’année, le rouble russe a ainsi plongé de près de 40 %, une baisse inédite qui met à mal l’économie russe. Face à ce risque économique, une importante partie de la population de la Fédération s’est ainsi tournée vers des devises étrangères, pour éviter une baisse catastrophique de leur pouvoir d’achat.

Ce grand mouvement de panique des citoyens russes a été accéléré par les déclarations gouvernementales : des officiels russes ont affirmé que le gouvernement se réserverait le droit de piocher dans l’épargne des citoyens pour financer l’effort de guerre et/ou la relance économique. Et dans le même temps, le ministère de l’Économie russe a annoncé le vote prochain d’une législation visant à imposer une commission de 30 % sur les devises étrangères et à limiter les transferts et l’échange de ces devises.

La population russe s’est ainsi rapidement retrouvée dans l’impossibilité d’avoir confiance dans la valeur de sa monnaie sur le long terme. Simultanément, elle s’est retrouvée dans l’incapacité de retirer son argent en liquide ou de l’échanger contre des devises étrangères. Piégés dans une situation insoluble, beaucoup de citoyens se sont donc tournés vers leur dernière chance : le Bitcoin, roi des crypto-monnaies, au fonctionnement décentralisé et dérégulé.

Les données financières fournies par KAIKO mettent en valeur une explosion du volume d’échanges sur la paire BTC-RUB à partir de fin février 2022 : en d’autres termes, un nombre très important de citoyens a échangé du rouble contre du Bitcoin suite au déclenchement de l’offensive russe. Du fait de cet afflux massif d’utilisateurs, le cours du Bitcoin a bondi de près de 12 % en quelques heures, une hausse très importante, même pour le jeune marché des crypto-monnaies.

 

Cette hausse peut paraître anecdotique, mais cela signifie très concrètement que le Bitcoin, souvent décrit comme un simple actif spéculatif, est en fait devenu (en tout cas pour une partie des Russes), une véritable valeur refuge, pour réduire leur risque et faire face à l’inflation ou aux sanctions. Pour une partie des Russes, le Bitcoin a remplacé l’or. L’avantage du Bitcoin étant qu’il est, dans les circonstances actuelles, plus liquide que l’or, plus facile à négocier pour un novice et plus facile à stocker. Car acheter un bitcoin (ou plutôt une fraction de bitcoin – des satoshi), se fait littéralement en quelques clics sur un exchange. Tandis que le stockage peut se faire sur une simple clé USB, sur un bout de papier ou par mémorisation : il suffit de se rappeler la phrase secrète qui sert de mot de passe pour accéder à son wallet.

Cela a des implications très concrètes, au niveau national comme international.

  • Au niveau national, cela signifie qu’une partie importante de l’épargne russe est de facto sortie du contrôle de l’État et des institutions financières russes. En théorie et sauf saisie physique, mille millions de roubles convertis en Bitcoin, c’est mille millions de roubles perdus pour la Fédération de Russie, qui ne peut pas piocher dedans pour soutenir son effort militaire.
  • Au niveau international, cela signifie que le Bitcoin vient en partie enrayer les sanctions euro-américaines : celles-ci ont pour vocation de miner l’économie russe et de faire plonger la valeur du rouble, pour créer un mécontentement au sein de la population russe, pour ouvrir un front intérieur capable de faire pression sur le gouvernement. Or les citoyens russes qui ont converti leurs roubles en Bitcoin se couvrent dès lors contre la faillite économique causée par les sanctions euro-américaines.

C’est le grand paradoxe du Bitcoin : il ne s’agit pas d’un monolithe ou d’une technologie manichéenne, seulement bonne ou seulement mauvaise. Il s’agit bien plutôt d’une idée, d’un concept qui, né de la conviction profonde de Satoshi Nakamoto, a pour vocation d’être un outil à la portée de tous. Il peut autant servir aux citoyens russes qui souhaitent combattre les sanctions occidentales, qu’aux citoyens russes dissidents qui veulent miner l’effort de guerre du Kremlin en rendant leur épargne inaccessible à leur gouvernement. Le Bitcoin n’est pas plus idéologique que ne l’est une valeur comme l’or, ou que ne l’est un concept philosophico-politique comme la Liberté : les valeurs monétaires, comme les valeurs morales, peuvent être utilisées par tous, pour tous, pour tout faire, pour tout justifier, y compris des choses paradoxales. Le Bitcoin est à la fois une valeur monétaire et un concept, il a la double caractéristique et la double complexité de ces deux éléments.

Preuve du caractère neutre du Bitcoin, les Russes ne sont pas les seuls à avoir utilisé la reine des cryptos. Les Ukrainiens font exactement la même chose et vont même plus loin : dès le début de la guerre, le gouvernement ukrainien a lancé une vaste collecte de fonds en crypto-monnaies pour soutenir sa “résistance”. Les officiels Ukrainiens ont ainsi appelé les citoyens du monde entier à faire des dons en Bitcoin, mais aussi en Ethereum (seconde crypto-monnaie la plus importante), en USDT (version crypto non officielle du dollar), en DOGE et en DOT. Une Decentralized autonomous organization (DAO) pro-ukrainienne, sorte d’association numérique décentralisée, a même vu le jour pour organiser les récoltes de dons et organiser le travail humanitaire… Tous ces appels aux dons ont permis de récolter près de 60 millions de dollars, disponibles directement pour le gouvernement ukrainien, alors même qu’il faudra probablement des semaines pour que le gouvernement puisse avoir accès à l’argent promis par les puissances occidentales.

D’un point de vue très pratique, certains groupes humanitaires, des ONGs ont aussi utilisé les cryptos pour récolter des fonds afin d’aider les civils dans le conflit (à l’image de l’ONG Save the Children, qui opère en Ukraine depuis 2014). Tandis que des unités paramilitaires récoltent aussi de l’argent auprès de leurs sympathisants : ainsi, le Régiment Azov, très controversé pour ses liens avec la mouvance nationaliste et bandériste, recourt au Bitcoin et à Monero (seule cryptomonnaie véritablement anonyme) pour financer ses actions militaires. Un schéma déjà observé ailleurs, les guérillas sud-américaines, les différents groupes kurdes ou les rebelles du Myanmar utilisent régulièrement les cryptos pour lever des fonds, blanchir de l’argent ou recevoir des dons plus légitimes.

On s’en rend donc compte, des deux côtés de la ligne de front du conflit ukrainien et partout dans le monde, les cryptos sont devenues un outil incontournable pour les civils, les humanitaires, les groupes paramilitaires, les partis politiques, les militants des droits de l’homme ou les journalistes. Outil décentralisé, transfrontalier et transparent, le Bitcoin s’inscrit comme un actif très appréciable dans les situations critiques. Certes, les volumes financiers dont il est question dans le conflit ukrainien restent anecdotiques. Mais le symbole est absolument majeur : pour la première fois, le jeu économique mondial, et donc la guerre économique, doit prendre en compte un actif dont le contrôle de jure et de facto n’est pas lié à un État ou à un bloc géopolitique constitué.

Le Bitcoin, par son principe même et son essence, s’impose comme un arbitre de ce conflit et des conflits suivants, un enjeu qu’a très bien saisi la Russie, comme le montrent des signaux faibles depuis plusieurs mois et des déclarations récentes, trois jours avant l’entrée en guerre : face aux sanctions financières qui visent Moscou, le Kremlin envisage en effet un éventail de solutions de long terme très concrètes, dont l’usage des cryptos ou de la technologie blockchain. Une approche très disruptive qui inquiète fortement l’Ouest et, a fortiori, les États-Unis, accoutumés à utiliser leur monnaie comme une arme.

 

Le Plan B(itcoin) de l’État russe : à la recherche d’une alternative à SWIFT

Depuis 2014-2015, le spectre du bannissement de SWIFT plane sur la Fédération de Russie. Suite à l’annexion de la Crimée, le Département d’État américain avait déjà laissé planer l’hypothèse de sortir la Russie de ce système de paiement.

Pour rappel, SWIFT est un consortium belge qui regroupe les plus grandes banques mondiales : du fait de son organisation interne, SWIFT est placé de facto sous contrôle américain puisque les banques états-uniennes y sont les plus puissantes. Or contrôler SWIFT a un intérêt majeur puisque c’est ce consortium qui établit le protocole d’inter-opérabilité et les standards qui permettent aux banques du monde entier de communiquer entre elles.

SWIFT n’est pas véritablement un réseau à proprement dit, mais plutôt une codification. Par exemple, le réseau internet est basé sur l’Internet Protocol (IP) qui donne à chaque appareil un identifiant pour communiquer avec les autres ; de même les échanges bancaires du monde entier sont basés sur SWIFT, qui donne à chaque compte bancaire un numéro unique (le BIC) pour opérer avec les autres banques. Pour filer la métaphore, exclure un pays du réseau SWIFT, reviendrait à interdire à un pays d’utiliser l’Internet Protocol : cela revient à exclure un pays du réseau internet, ou en l’occurrence, à le priver d’accès aux échanges bancaires mondiaux. C’est l’arme ultime d’un blocus moderne, puisque cela empêche au pays visé de participer aux échanges mondiaux, d’exporter ou d’importer des biens. Pour Amnon Samid, CEO de la société de cybersécurité BitMint, cela revient en fait à « isoler presque complètement la Russie d’une grande partie de l’économie mondiale ».

Il s’agit donc d’une sanction extrêmement grave qui, même au plus fort de la crise avec l’Iran ou le Venezuela, n’a pas été invoquée. Mais depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les Américains et les Européens ont annoncé leur volonté de « débrancher » la Russie de SWIFT, une mesure complémentaire à ce qui a déjà été annoncé par VISA et MASTERCARD, qui cessent leurs activités en Russie.

Inutile ici d’expliquer pourquoi cette décision est à double tranchant sur le plan géopolitique mais rappelons quand même une évidence : cette sanction aura pour premier effet de pousser la Russie à se rapprocher de la Chine, qui dispose déjà de son propre protocole de paiement, un protocole qui en est à ses balbutiements mais qui a vocation à s’imposer dans les décennies à venir.

Mais rappelons surtout une autre évidence : depuis 2015 et les premières menaces concernant leur expulsion de SWIFT, les Russes ont largement pu mûrir leur réflexion géo-économique et renforcer leur résilience face à la domination américaine sur les circuits financiers mondiaux. Quand en février 2022 Vladimir Poutine décide d’envahir l’Ukraine, il le fait en ayant en tête les risques de sanctions et en ayant anticipé celles-ci, depuis plusieurs années.

Aussi, au-delà de son adoption du système chinois, la Russie a d’abord développé son propre système concurrent à SWIFT, le SPFS, un «  système de transfert de messages financiers » pour l’instant utilisé uniquement en Russie, mais qui a vocation ensuite à s’étendre à des pays amis de la Russie (ou ennemis des États-Unis, comme la Chine ou l’Iran). Mais surtout, la Russie a envisagé d’autres possibilités, explorant toutes les alternatives pour se passer de SWIFT, y compris l’hypothèse crypto.

Et pour cause : d’un point de vue purement technique, le protocole SWIFT ne sert en fait qu’à garantir la « non répudiation » des échanges bancaires. Ce terme barbare recouvre en fait une idée assez simple : le protocole SWIFT s’intercale comme un intermédiaire entre deux banques pour s’assurer que la Banque A ne puisse pas nier avoir fait ou reçu une transaction vers/depuis la Banque B. En d’autres termes, le protocole SWIFT tient une sorte d’immense livre de comptes et se porte garant de l’immuabilité et de la véracité de l’ensemble des transactions interbancaires du réseau…

Or dans cette courte description, les plus avertis auront reconnu des caractéristiques qui sont exactement celles du Bitcoin : le Bitcoin et la plupart des crypto-monnaies, utilisent la blockchain pour créer un réseau de transactions décentralisées immuables et infalsifiables, où l’intermédiaire de confiance n’est pas une institution centralisée (SWIFT, un État, une banque centrale), mais l’ensemble des utilisateurs, des mineurs et des validateurs. Pour paraphraser un célèbre slogan publicitaire : Bitcoin est une  «  banque  » qui appartient (vraiment) à ses clients, ou plutôt à ses utilisateurs en l’occurrence.

Le réseau bancaire mondial a besoin de SWIFT pour tenir les comptes, tandis que les cryptomonnaies utilisent pour la plupart une forme décentralisée d’organisation, où aucune institution ne tient les comptes et où la confiance est garantie par un mécanisme de consensus décentralisé algorithmique, garantissant que personne (en théorie) ne peut faire pression sur le réseau, le bloquer ou l’orienter. La blockchain permet donc d’éliminer le banquier et l’État en tant qu’intermédiaires de confiance entre les utilisateurs, la confiance étant garantie par un algorithme contre lequel les États, les lobbys ou les officiels n’ont que peu de leviers.

Partant de là, on comprend mieux pourquoi le monde des cryptos soulève l’intérêt des puissances géopolitiques poussés aux marges d’un jeu international américano-centrique : la blockchain, le bitcoin, les cryptos, sont la promesse d’un système financier décentralisé, où en l’absence d’intermédiaire sur lequel faire pression (SWIFT), tous les États pourraient commercer à égalité, sans risque de sanctions. Aussi, pour la Russie, pousser l’utilisation des cryptos est un moyen de trianguler habilement le jeu international en affaiblissant la puissance du dollar comme monnaie mondiale (avec néanmoins, le risque bien réel, à long terme, de perdre en partie le contrôle de ces monnaies décentralisées).

C’est pourquoi, dès la fin d’année 2020, le pouvoir législatif russe a commencé à s’intéresser aux crypto-actifs, dans une optique de mieux encadrer le marché pour lui permettre de se développer au sein de la Fédération. Mais le vrai tournant est franchi en 2021 : lors de l’été, alors que la Russie fait face à de nouvelles sanctions dans le cadre de l’empoisonnement de Navalny. Alexander Shokhin, le très influent président de l’équivalent russe du MEDEF, évoque l’idée d’utiliser le Bitcoin pour échapper au blocus euro-américain. Le sujet fait rapidement débat au sein des élites russes, puisque le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif s’opposent assez frontalement à la banque centrale russe, qui est elle très hostile aux cryptos. Mais finalement, c’est le camp « pro-crypto » qui l’emporte, avec le dépôt d’un projet de loi pour encourager les entreprises liées aux cryptos-actifs, pour rendre plus accessible l’investissement dans les cryptomonnaies à la population, mais aussi et surtout pour imaginer la mise en place d’un Rouble Numérique sous le format MNBC (monnaie numérique de banque centrale), à l’image du yuan numérique, du dollar numérique ou de l’euro numérique. Toute cette politique est, pour Amnon Samid, le « préambule à l’émission de stablecoins adossés au rouble », c’est-à-dire une monnaie numérique basée sur la blockchain (donc qui peut se passer de SWIFT) mais dont la valeur sera étalonnée sur celle des roubles classiques.

Pour l’instant, cette politique favorable aux cryptos reste lettre morte depuis le début du mois de février : on imagine sans mal que la classe politique russe a plus urgent à traiter en cette intense période de guerre. Mais à terme, le développement de l’écosystème crypto ou l’adoption d’un rouble numérique interopérable avec le e-Yuan, contribuera à augmenter le niveau d’autarcie de la Russie vis-à-vis de SWIFT et de l’ouest en général.

Surtout, si dans les faits cette impulsion n’est pas encore inscrite dans une réelle politique publique russe, les prémisses de cette adoption semblent se dessiner : plusieurs journaux anglo-saxons révèlent ainsi que de nombreuses personnalités russes placées sous sanctions envisagent d’utiliser le Bitcoin pour faire transiter leurs actifs et échapper aux sanctions. Pour l’instant le phénomène est difficile à quantifier, mais l’utilisation du Bitcoin (ou d’une monnaie anonyme comme XMR), peut effectivement servir de solution marginale et urgente pour déplacer des fonds teintés ou sales. Selon Mati Greenspan, le CEO de Quantum Economics cité par Bloomberg, « un milliardaire qui craint que ses comptes soient bloqués en raison de sanctions, peut simplement détenir sa fortune en BTC afin de se protéger de telles mesures ». Mais pourquoi en Bitcoin ?

 

Mat M. Hauser

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