Terrorisme : Le Burkina veut lutter contre le trafic de drogue pour assécher les sources de financement

Le lancement officiel de la célébration de la 35e journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite de drogues au Burkina Faso s’est fait le dimanche 26 juin 2022. C’était lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Ouagadougou.

« Assèchement des sources de financement du terrorisme : quelle part contributive de la lutte contre la drogue ? » est le thème retenu par le Comité national de lutte contre la drogue pour commémorer cette 35e édition.

Chaque journée internationale, selon le ministre en charge de l’administration et de la sécurité, par ailleurs président du Comité national de lutte contre la drogue (CNLD), Omer Bationo, représente une opportunité d’informer le public et de mener des réflexions sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme la santé, le développement durable ou la sécurité.

Toujours selon lui, le lien entre le terrorisme et le trafic illicite de drogues devient de plus en plus évident selon les experts.

« Le trafic de drogues constitue l’une des principales sources de financement du terrorisme », Omer Bationo

« Plusieurs rapports de l’Office des nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) ont révélé que le trafic de drogues constitue l’une des principales sources de financement du terrorisme. Au stade actuel de la lutte contre la drogue dans notre pays, il faut reconnaître que les défis restent nombreux, mais le plus urgent c’est l’élaboration d’un référentiel national qui servira de guide aux différents acteurs chacun dans son domaine de compétence », a-t-il déclaré.

Ce thème est donc pour lui un appel à la réflexion afin d’identifier et de mettre en œuvre des actions visant à tarir les sources d’approvisionnement des groupes armés terroristes.

« Est drogue tout ce qui est comprimé échappant au système de contrôle international », secrétaire permanant du CNLD, Dramane Frank Elvis Compaoré

Une incinération symbolique d’un échantillon de 16,88 tonnes de drogues saisies par les différents services opérationnels a également été faite. Ces drogues étaient composées de 2,70 tonnes de médicaments prohibés ainsi que de 14,18 tonnes de cannabis.

Pour clore ses propos, le président du CNLD a invité l’ensemble de la population à accompagner le SP/CNLD et les autres acteurs dans la lutte contre l’abus et le trafic illicite de drogues. Il a réaffirmé sa volonté et l’engagement du gouvernement à lutter contre le trafic illicite de drogues en vue de réduire, entre autres, les capacités financières des groupes armés.

Hanifa Koussoubé

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.