Procès Dabo Boukary : L’UGEB compte se constituer partie civile

L’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB) a tenu une conférence de presse ce mardi 6 septembre 2022, à Ouagadougou. Il s’est agi pour ce regroupement d’étudiants, de se prononcer sur la programmation du procès Dabo Boukary, qui selon elle, est une victoire d’étape. Elle compte se constituer partie civile.

L’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB) va se constituer partie civile pour le procès de Dabo Boukary du nom de l’étudiant en 7e année de médecine, tué en 1990. C’est la quintessence de la conférence de presse de l’UGEB tenue ce mardi 6 septembre 2022. La programmation de ce procès « historique » est une victoire d’étape selon le président de l’UGEB Fousseni Sourabié et ses camarades dans la lutte contre l’impunité, pour les libertés au Burkina Faso et celle du mouvement étudiant en particulier.

D’après les conférenciers, ce procès nous enseigne trois choses : que la lutte aux côtés du peuple contre l’impunité et pour les libertés collectives et individuelles n’est pas vaine ; la persévérance et la fidélité dans la lutte pour le pain et la liberté finit toujours par payer ; le peuple n’oublie jamais ceux qui se sont battus pour de causes justes.

L’UGEB appelle les étudiants où qu’ils soient à se mobiliser durant toute la période de ce procès qu’elle qualifie d’historique pour devoir de mémoire et pour montrer plus que jamais leur détermination à se battre pour la vérité et la justice pour leur camarade et que plus jamais de tels actes ne soient commis dans nos universités.
Par la même occasion, elle rend hommage à toutes ces générations d’étudiants et au peuple burkinabè pour le sacrifice consenti pendant 32 ans pour la manifestation de la vérité et la justice pour Dabo Boukary. Elle félicite la famille et les avocats qui sont restés « constants » jusqu’à ce jour.

Le président de l’UGEB a informé que sa corporation va se constituer partie civile pour le procès

En rappel, c’est le 19 mai 1990 que Dabo Boukary, étudiant alors en 7e année de médecine a été enlevé aux 1200 logements en pleine lutte de l’UGEB pour l’amélioration des conditions de vie des étudiants. Il sera torturé à mort au Conseil de l’entente, QG des militaires. Pendant que l’affaire piétinait, un élément nouveau est venu révéler le 21 février 2017, que sa tombe se trouverait à Pô, à 150 km de Ouagadougou.

Dans un communiqué signé le 25 juillet 2022, le ministère en charge de la justice informait de la tenue des sessions de la chambre criminelle de la Cour d’appel de Ouagadougou, du 19 au 29 septembre 2022. Trois personnes sont accusées dans le dossier Dabo dont Gilbert Diendéré (capitaine au moment des faits), le lieutenant-colonel Mamadou Bamba et Magloire Yougbaré (sergent au moment des faits) de « complicité d’arrestation illégale et de séquestration aggravée », de « complicité de coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner et de recel de cadavre ».

Obissa Juste MIEN

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