Burkina : Le gouvernement burkinabè demande du soutien humanitaire et militaire à la CEDEAO

Le gouvernement de la transition a tenu son traditionnel conseil des ministres ce mercredi 6 avril 2022 sous la présidence du chef de l’Etat, le lieutenant-colonel Paul Damiba. Le soutien de la CEDEAO a été, une fois de plus, demandé par le gouvernement.

Au niveau du ministère en charge de la justice, le conseil des ministres a adopté un décret portant modification du décret sur le renouvellement des membres du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). « La modification de ce présent décret vise à intégrer le premier président et le commissaire du gouvernement de la cour administrative d’appel au titre des membres de droit dans la composition du Conseil supérieur de la magistrature », a notifié Lionel Bilgo, porte-parole du gouvernement.

Pour le compte du ministère de la Défense et des anciens combattants, le conseil a adopté un décret portant approbation des statuts du Centre national d’études stratégiques (CNES). Selon le porte-parole du gouvernement, l’adoption de ce décret permet de doter le centre d’un cadre juridique conformément à ses missions.

La question du soutien de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) était au menu de ce rendez-vous gouvernemental. Lionel Bilgo a indiqué que le gouvernement tient à rassurer l’ensemble de la population burkinabè qu’elle est « dans de bonnes prédispositions. Les concertations se poursuivent afin d’harmoniser les points de vue ».

La transition estime que la CEDEAO est dans une bonne disposition et espère que « d’ici là, nous allons avoir le soutien et l’accompagnement de la CEDEAO ». Le gouvernement burkinabè a demandé du soutien humanitaire et militaire de la part de cette institution et attend que « cette CEDEAO des peuples puisse se pencher sur cette doléance et nous apporter son soutien ».

Plusieurs autres dossiers, rapports qui sont introduits en conseil des ministres ont été reportés pour plus d’analyse et d’ajustement, a laissé entendre le porte-parole du gouvernement.

Cryspin Laoundiki

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