Burkina : Le CDP, le MPP et le MPSR sont des caïmans d’une même marre, selon le Groupe de Renaissance

Le Groupe de Renaissance, regroupement de leaders d’opinion, d’acteurs politiques et civils, dévoilé ce jeudi 9 juin 2022 à Ouagadougou à travers une conférence de presse, a aussitôt donné sa lecture de la situation nationale et présenté sa feuille de route. Il s’agit de mobiliser les Burkinabè pour l’atteinte de l’idéal commun. Ce qui passe par un « renouveau inconditionnel du Faso ».

Face à la situation nationale, ces leaders d’opinion ont décidé de mettre en place un cadre fédérateur de tous les Burkinabè soucieux du devenir du pays, expliquent les porteurs du Groupe de Renaissance. Il se veut un cadre à la fois de réflexion et d’action. Selon les responsables de l’organisation, si l’avènement du MPSR (Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration), et le premier discours du président Paul-Henri Damiba, ont donné de l’espoir aux Burkinabè, le meeting de soutien des organisions de la société civile du 19 février 2022 a constitué l’acte de divorce d’avec le peuple.

« L’aspiration profonde que le peuple burkinabè attendait du MPSR était sous plusieurs angles : l’instauration d’un véritable sursaut patriotique mettant en avant l’unité nationale ; la reconquête des zones sous emprise terroriste suivie de la réinstallation des personnes déplacées internes (le tout accompagné d’une politique de réinsertion sociale) ; une gouvernance nationale qui mettra l’accent sur une vision nouvelle ; un système qui va rendre à notre pays son autonomie sur les secteurs vitaux et les domaines de souveraineté nationale ; une politique nationale centrée sur le patriotisme et l’intégrité réelle ; une politique pour unir les fils et filles de notre pays pour combattre l’ennemi commun ; la rupture de tous les accords de la politique ancienne qui freinent la souveraineté de notre pays », ont dressé les conférenciers à travers la déclaration liminaire lue par le journaliste Chérif Coulibaly, un des membres-fondateurs du Groupe de Renaissance.

De. g. à d. : Mohamed Soré, Dr Aristide Ouédraogo, Chérif Coulibaly, Dr Wendkouni Ouédraogo et Djibril Yougbaré.

« Malheureusement, contre toutes attentes, le cheval tant attendu est arrivé avec un seul œil loin des aspirations profondes des burkinabè », se ravisent-ils. « L’observation de la politique dangereusement inquiétante, du MPSR nous laisse penser que l’avènement du MPSR n’est rien d’autre que le retour de l’ancien régime du président Blaise Compaoré que le peuple burkinabè a vomi en octobre 2014 », notent les conférenciers.

Ils déplorent que les nouvelles autorités se constituent en prolongement des systèmes Compaoré et Kaboré. De leur avis, ce ne sont pas les acteurs politiques actuels, sur scène depuis une trentaine d’années maintenant, qui peuvent encore être la solution pour ce pays. « Le CDP, le MPP, le MPSR sont les caïmans d’une même marre », soulignent les animateurs de la conférence.

Les responsables du Groupe de Renaissance « invitent vivement » les autorités du MPSR, particulièrement le président Paul-Henri Damiba, à changer de fusil d’épaule et à prêter une oreille attentive aux revendications légitimes ainsi qu’aux pleurs des veufs, veuves et orphelins. « Faute de quoi, nous serons obligés de demander son changement au sein de la présente transition ; s’il est nécessaire de rappeler que le pouvoir appartient et reste la propriété du peuple libre du Burkina Faso », avertissent les responsables de ce mouvement qui compte en son sein, des visages connus comme Dr Aristide Ouédraogo du FPR (Front patriotique pour le renouveau), Dr Wendkouni Ouédraogo, enseignant-chercheur, Djibril Yougbaré et Mohamed Soré de l’Alliance africaine pour le développement.

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