Burkina/Insécurité : « Il reste un dernier rempart infaillible : réarmer les populations civiles », lancent les responsables du PDP/PS

« Le PDP/PS appelle, pour une énième fois, Damiba et son MPSR à réarmer les populations civiles ; à défaut, celles sous le feu des terroristes (…). Son refus revient à soit le démettre de ses fonctions, soit à accélérer notre faillite totale, voire fossilisation. Il répondra, pour rappel, comme son prédécesseur Roch Kaboré, de haute trahison pour avoir laissé les terroristes massacrer les civils et les Forces de défense et de sécurité et occuper une partie du territoire », ont lancé les responsables du Parti pour la démocratie et le progrès/Parti socialiste (PDP/PS). C’était au cours d’une conférence de presse animée ce samedi 10 septembre 2022 à Ouagadougou, sur la situation sécuritaire.

Selon Toro Drabo, président du parti, et ses camarades, il est inconcevable qu’une dizaine d’individus arrivent sur des motos et fassent déguerpir tout un village. Pour les dirigeants du parti du Pr Joseph Ki-Zerbo, se basant sur leur schéma de « réarmement », cette solution ne comporte pas de risques de dérives au sein des populations, car les villages sont des entités responsables.
Ils en veulent pour illustration que c’est à la suite de la guerre de libération de 1915-1916 que la Haute-Volta a été créée en 1919, démembrée en 1932 puis reconstituée en 1947.

Le président du PDP/PS, Toro Drabo.

Les populations civiles sont déjà familiarisées avec les armes, et ce, depuis le démembrement de l’Afrique. « Une fois la population armée, elle devient maîtresse de sa sécurité », dit Toro Drabo, qui décline l’organisation des armes pour éviter les dérives dans les populations.

« Nos villages sont des unités responsables (…). Lorsqu’on se libère, c’est cela qui est le plus important », convainc-t-il, refusant qu’une dizaine d’individus arrivent dans un village et chassent tout le monde.

Tout village est, par définition, une unité de combat endogène permanente. Une fois réarmé, non seulement il se libère, mais aussi vole éventuellement au secours des voisins immédiats et même lointains, conformément à « on ne libère pas, on se libère » par analogie à « on ne développe pas, on se développe » du Pr Joseph Ki-Zerbo, premier président et co-fondateur du PDP/PS, expliquent les conférenciers.

Ici, le praësidium avec (de la droite vers la gauche) : Amadou Hamadoum Dicko (secrétaire à l’organisation et aux affaires culturelles), Kamidi Tankoano (secrétaire national), Toro Drabo (président du parti) et Magloire Somé (secrétaire à la communication).

« C’est d’ailleurs à la suite de la guerre de libération de 1915-1916 que la Haute-Volta est créée en 1919, démembrée en 1932, remembrée en 1947 à la suite de la Conférence des empires et royaumes européens et ottoman, la seule République française et les États-Unis d’Amérique en 1884-1885. Aujourd’hui, c’est tout le contraire qui se passe sur terrain. Il nous reste cependant un dernier rempart infaillible : les populations civiles désarmées par l’Etat à réarmer. Une fois entraînées au maniement des armes, en deux semaines, au plus, elles finiront cette guerre en deux mois au plus, à partir du jour de déclenchement », démontrent les dirigeants du PDP/PS, encourageant « tous les patriotes » à conjuguer les efforts pour la libération du Burkina.

O.L
Lefaso.net

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