Burkina Faso : l’ONG WANEP en état de bataille contre les violences basées sur le genre

Le Réseau Ouest Africain d’édification de la paix du Burkina Faso (WANEP) a tenu, une conférence de presse, le vendredi 15 Avril 2022 à Ouagadougou. Il s’est agi pour le réseau de faire le bilan du projet ONU Femmes, dans la lutte contre les violences basées sur le genre dans le pays. Baptisé « appui à la mise en œuvre des activités de coopération transfrontalières dans la région du Liptako-Gourma », ce projet débuté en juillet 2021, a été exécuté dans le Sahel et le Nord.

Par Nicolas Bazié

C’est un projet qui a coûté environ 85 millions de francs CFA, dans la lutte contre les violences basées sur le genre au Burkina Faso. Un problème sérieux que WANEP Burkina veut combattre, avec la collaboration d’associations partenaires, qui œuvrent dans le développement de la société.

Ainsi, ce sont trois associations qui ont été choisies par WANEP, pour exécuter le projet dans leurs localités, à savoir les commune de Thiou dans la région du Nord, de Tankougounadié au Sahel et de Titabé dans la province du Yagha région du Sahel.
Des centaines de personnes (hommes et femmes) ont bénéficié de formations sur le dialogue communautaire, grâce à ces associations que sont l’Association des femmes battantes pour le développement (AFEBAD), l’Association féminine Dotinogo, et l’ONG CURAL du Yagha.

Dans le cadre de ce projet, des sessions de causeries débats sur la gestion des conflits et violences basées sur le genre ont été organisées par l’Association des femmes battantes pour le développement, dans la commune de Thiou.

Pour la présidente de cette association, les participants ont bénéficié des séances de renforcement de capacités, tout au long du projet. « Le projet nous a permis d’avoir plus de notoriété dans la région du Nord », confie Sanata Kaboré.

Un projet à saluer selon elle, puisqu’il a permis de comprendre des valeurs telles que l’entraide, le respect mutuel, le vivre ensemble et la cohabitation.

« Nous sommes en train de plaider pour une phase 2 du projet »

A Tankougounadié, du 25 novembre 2021 au 27 février 2022, plus de 200 personnes en majorité des femmes ont été outillées sur le dialogue communautaire, selon les chiffres livrés par la présidente de l’association Dotinogo Sabine Ouédraogo.

Cela a permis aux femmes indique-t-elle, de connaître leur place et leur rôle dans la lutte contre l’insécurité au Burkina Faso. Et de poursuivre : « Chaque femme a compris que pour une paix durable et un bon vivre ensemble des communautés, elle doit s’y mettre profondément ».

Dans la commune de Titabé, l’Association CURAL du Yagha, a réalisé cinq grandes activités, dans le cadre du projet ONU Femmes, soutient son président Youssoufi Abdoulaye. Il a cité entre autre, les causeries éducatives sur les notions de la paix et la mise en place d’un cadre de référencement sur les violences basées sur le genre. Il n’a pas manqué d’inviter WANEP et ses partenaires à initier des formations sur le dialogue communautaire.

Les résultats présentés ont réjoui le cœur de la Coordinatrice nationale de WANEP Burkina Alice Combary. Elle dit être satisfaite du bilan, malgré les difficultés rencontrées sur le terrain. Mme Combary a profité de l’occasion pour appeler l’État a être beaucoup regardant, sur les violences basées sur le genre.

Les présidents des trois associations ont demandé à WANEP Burkina, de faire en sorte qu’il ait une phase 2 du projet. La coordinatrice nationale Combary de répondre : « Au vu des défis qui demeurent dans la lutte contre les violences basées sur le genre, nous sommes en train de plaider pour une phase 2 du projet ».

C’est WANEP Burkina qui a initié le projet, par le biais de ONU Femmes, en partenariat avec neuf autres agences des Nations unies, au profit de la région du Liptako-Gourma. Il a été financé par l’Agence suédoise de développement international. Le projet concerne la zone des trois frontières que sont le Burkina Faso, le Niger et le Mali.

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