Burkina Faso : les Burkinabè enrôlés dans les groupes armés terroristes invités à rejoindre un centre de prise en charge

L’État burkinabè appelle ceux qui ont pris les armes contre le pays à les déposer et à rejoindre un centre de prise en charge. Dans une note rendue publique ce 2 août 2022, les autorités ont manifesté leur volonté de ramener les fils et les filles de la nation à la nation. 

Par Nicolas Bazié

Les autorités tiennent à leur  « initiative porteuse d’espoir »: le dialogue avec les groupes combattants terroristes.

Le 2 août, le ministère d’État auprès de la présidence du Faso chargé de la cohésion sociale, a appelé donc les citoyens burkinabè enrôlés, dans les groupes armés terroristes,  à rejoindre  un centre de prise en charge devant faciliter leur réinsertion sociale.

L’État burkinabè invite donc les concernés à adhérer au processus de dialogue social lancé par le président du Faso, afin de parvenir à la paix et à la stabilité dans le pays.

Cela intervient quatre jours après que la ministre du genre Salimata Nebié ait révélé qu’il y a des femmes qui se sont engagées dans le terrorisme. C’était le 29 juillet 2022. Ce jour-là, la ministre les avait invité à déposer les armes et à se rendre dans un détachement militaire.

« A mes sœurs qui ont rejoint ou encouragent les groupes armés, je les invite à privilégier la voie qui conduit à la paix, car aucun enseignement n’encourage une femme à ôter sans discernement, la vie de son semblable (…) Saisissez l’offre du dialogue ou rendez-vous discrètement dans les détachements militaires pour déposer vos armes» », avait-t-elle lancé.

Le 19 avril 2022, Yéro Boly avait tenu à préciser que cette manière de faire n’est pas une négociation avec les terroristes mais un dialogue. « Il ne s’agit point d’une négociation entre le gouvernement burkinabè et les groupes armés terroristes », disait le ministre de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale.

« Il s’agit d’accompagner les initiatives endogènes parce qu’il nous a été donné de constater sur le terrain, qu’il y a un besoin de communication entre les fils et filles du Burkina en rupture de dialogue avec la nation et les notabilités de leurs localités respectives », a-t-il ajouté.

Le ministre avait fait comprendre que les combattants armés qui accepteront de déposer les armes bénéficieront de l’accompagnement de l’État pour leur réinsertion sociale. « Nous allons les accompagner à travers des activités comme l’élevage ou l’agriculture. Ils pourront rester dans leurs localités d’origine ou changer de localité s’ils le désirent », a confié Yéro Boly.

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