Augmentation du prix des hydrocarbures : Inflammable pour le portefeuille !

Ce n’est pas une plaisanterie, mais un vrai coup de Jarnac ! Le portefeuille du Burkinabè vient de subir un autre coup de froid.

Déjà mal en point financièrement avec l’augmentation généralisée des prix des produits de première nécessité, les Burkinabè font également face à l’augmentation du prix des hydrocarbures. Comme annoncé à l’issue du Conseil des ministres, le prix du litre de carburant a connu un renchérissement de 100 francs CFA. C’est inédit !

A vrai dire, beaucoup d’analystes voyaient venir, même si personne ne s’imaginait que la note allait être aussi salée. La principale cause de cette explosion des prix à la pompe, c’est le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Une guerre qui est venue aggraver les effets de la crise sanitaire, alimentaire et même sécuritaire.

Depuis que le maître du Kremlin a eu l’idée de s’attaquer au petit frère ukrainien, un peu trop émancipé à son goût, les prix de l’énergie, le pétrole et le gaz notamment, toisent des sommets sur les marchés mondiaux.

De nombreux pays, y compris dans le voisinage immédiat du Burkina Faso, ont été contraints, dans la foulée, de réajuster les prix à la pompe pour tenir compte de la conjoncture.

L’urgence de contrôler les prix des autres produits

Dans ces conditions, il était difficile de tenir pour le Burkina dont l’Etat fait déjà un effort à travers les subventions pour maintenir à un niveau acceptable le prix des hydrocarbures.

Mais le hic est quand, ne pesant plus de son poids pour sauver le portefeuille du consommateur surtout en ces temps de vaches maigres, le gouvernement a ouvert la boîte de pandores. C’est un lâchage en plein vol, comme qui dirait, de la population qui fait déjà face à la vie chère.

Presque de manière mécanique, ce sont les coûts d’autres produits et services qui vont aussi prendre une trajectoire ascendante, à commencer par le transport. Au même moment que l’essence, certaines compagnies de transport en commun ont annoncé des augmentations sur le prix des billets.

Des « augmentations sauvages », a dénoncé le gouvernement qui, après des concertations, a balisé ces hausses : 500 francs de plus pour une distance inférieure ou égale à 200 km et 1.000 francs pour les distances supérieures. Cela sera-t-il répercuté par tous les transporteurs ? La question reste posée.

Au-delà du secteur du transport, le gouvernement a tout intérêt à contrôler les prix des autres produits pour que certains « chercheurs d’argent », qui ne ratent jamais l’occasion, ne profitent de la situation pour faire des chiffres d’affaires indécents sur le dos du peuple qui ploie déjà sous le coup de la misère…

La Rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.