Sur l’île grecque de Samos, un camp de migrants évacué à la suite d’un incendie

Le feu qui s’était déclaré dimanche soir est sous contrôle. Les demandeurs d’asile ont été conduits sur un parking en attendant d’être transférés dans une nouvelle structure fermée.

L’important incendie qui s’est déclaré, dimanche 19 septembre, au soir, dans le camp de migrants aux portes de la ville de Vathy, sur l’île grecque de Samos, était sous contrôle en début de nuit, a annoncé le ministère des migrations grec.

« Il n’y a pas de danger pour ceux qui sont encore là, car le feu a pris dans des baraques abandonnées dans la partie ouest du camp », a ajouté le ministère dans un communiqué.

Peu avant, le maire de Samos, Georgios Stantzos, avait déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) que le camp avait été entièrement évacué de ses occupants. De nombreux migrants se trouvaient rassemblés sur un parking près du camp, où des enfants pleuraient, a constaté une équipe de l’AFP.

Selon le ministère, tous les demandeurs d’asile ont été transportés sur ce terrain vide, près de l’entrée du camp, et seront transférés, lundi, dans une nouvelle structure inaugurée samedi. Dix mineurs non accompagnés ont été conduits, dimanche soir, vers le nouveau camp, selon la même source.

Barbelés, scanners à rayons X et portes magnétiques

Sur l’île égéenne de Samos, face à la Turquie, le camp de Vathy abritait près de 7 000 demandeurs d’asile entre 2015 et 2016, pour une capacité initiale de 680 personnes. Quelque 300 personnes y vivaient encore ce week-end dans l’insalubrité et ont accepté d’être transférées dans un nouveau centre de réception et d’accueil « contrôlé et fermé », où ils doivent se présenter lundi, selon le ministère des migrations grec.

Barbelés, scanners à rayons X et portes magnétiques : ce camp, premier d’une « nouvelle génération », a été inauguré, samedi, à Samos. Les organisations humanitaires ont dénoncé le caractère fermé du nouveau camp : les migrants ne seront autorisés à sortir que la journée, munis de badges électroniques, et un centre de rétention est prévu pour les déboutés du droit d’asile.

Le camp de Vathy a été longtemps décrié pour ses conditions insalubres, véritable bidonville où erraient les rats aux portes de la principale ville de l’île.

Il y a un an, le camp de Moria, sur l’île grecque de Lesbos, également décrié pour ses conditions insalubres, a été réduit en cendres par deux incendies successifs, laissant quelque 13 000 migrants sans abri pendant plusieurs jours.

Le Monde avec AFP

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