Soutenance de Master : Dimitri Ouédraogo scrute la question d’« autorégulation et la professionnalisation des médias en ligne au Burkina »

Pour son mémoire de master 2, option science de l’information et de la communication (SIC), Dimitri Ouédraogo, journaliste à Lefaso.net, s’est penché sur la question d’ « autorégulation et professionnalisation des médias en ligne au Burkina Faso. » Devant les membres du jury, ce mardi 22 décembre 2020, à l’université libre du Burkina (ULB) à Ouagadougou, il a soutenu que les professionnels des médias en ligne n’ont pas une parfaite maîtrise du protocole de l’autorégulation. Son travail a été sanctionné par la note 16/20.

L’autorégulation est la capacité des journalistes à s’organiser eux-mêmes pour trouver des moyens adéquats afin de bien exercer leur métier.
« La presse, l’un des piliers constitutifs de la démocratie ne peut être exercé sans un minimum de liberté mais aussi des lois pour contrôler et réguler les libertés : soit par une régulation instituée, soit par une autorégulation » a laissé entendre Dimitri Ouédraogo, d’entrée de jeux. En effet, il part du fait que les journalistes commettent des fautes professionnelles dans l’exercice de leur fonction.

Dimitri Ouédraogo, journaliste à Lefaso.net

De ce diagnostic, il ressort qu’il existe au sein des médias l’autorégulation, d’où la problématique suivante : Pourquoi, malgré l’usage de cet outil au sein des rédactions des médias en ligne, des fautes professionnelles persistent ? Pour Dimitri Ouédraogo, c’est « parce que les journalistes n’ont pas une maîtrise suffisante du protocole de l’autorégulation et des outils qui l’accompagnent. » Il soutient que plusieurs outils sont à la disposition des journalistes des médias en ligne, mais soit ils les utilisent mal, soit ils ne les utilisent même pas.

Lors de la soutenance, il s’est agi pour l’impétrant de mesurer l’état d’utilisation des outils de l’autorégulation et d’apporter des pistes de réflexion en vue d’améliorer la capacité des journalistes à assurer eux-mêmes leur propre fonctionnement. Les recherches documentaires, les entretiens qualitatifs, le questionnaire et l’internet sont entre autres des voies et moyens utilisés par l’impétrant pour parvenir à ses résultats.

Membre du jury

L’utilisation des outils d’autorégulation fait défaut

Pour Dimitri Ouédraogo, il existe des outils d’autorégulation dans les rédactions des médias en ligne mais c’est leur utilisation par les professionnels qui fait défaut. Il s’agit de l’irrégularité des conférences de rédaction et l’inexistence de schémas d’autorégulation interne aux médias en ligne. Par ailleurs, il propose des pistes pour améliorer un tant soit peu les instruments d’autorégulation déjà en vigueur, notamment le renforcement à la base des hommes de médias, de relancer des médiations au sein des rédactions et de renforcer l’encadrement professionnel des rédactions à l’aide des ressources humaines compétentes.

L’assistance lors de la soutenance

Le jury, présidé par le Pr Serge Théophile Balima, a souligné la pertinence du thème choisi par l’impétrant car, dit-il, « la problématique des médias en ligne est un thème d’actualité qui est en train de bouleverser notre société », d’où la nécessité de toujours passer par le moule de la formation, a-t-il insisté. Aussi a-t-il invité l’impétrant à équilibrer les différentes parties du document. Au regard de l’actualité du thème, de la qualité du document et la perspicacité orale, Dimitri Ouédraogo a obtenu la mention « très bien » avec une note de 16/20.

Pour le candidat, le travail ne s’arrête pas là. Il dit poursuivre des recherches pour enrichir davantage le document afin de contribuer à améliorer la qualité de production des articles au Burkina Faso. Après 6 mois de dur labeur, Dimitri Ouédraogo dit être fier de sa note. Il a remercié son directeur de mémoire pour sa disponibilité renouvelée, ses conseils et ses encouragements tout au long de cette aventure.

Dofinitta Augustin Khan(Stagiaire)
Lefaso.net

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