Situation nationale : Les étudiants et élèves militants de l’UPC expriment leur solidarité par un don de sang

C’est par une opération de don de sang que les élèves et étudiants militants de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) ont décidé d’exprimer leur solidarité dans le contexte que traverse le pays à savoir, la crise sécuritaire et la pandémie du coronavirus. Le don de sang a eu lieu le jeudi, 23 avril au siège national du parti sis au quartier Gounghin, Ouagadougou.

Selon le Coordonnateur national des élèves et étudiants de l’UPC, Bamini Pooda, la maladie à coronavirus que vit le Burkina depuis le 9 mars 2020 est de trop dans un contexte sécuritaire déjà rude. Pour lui, ces deux phénomènes accroissent certainement le besoin en sang des populations. D’où cette initiative de don de sang pour principalement soutenir les blessés du terrorisme et des malades du COVID-19 qui seraient dans le besoin.

Le coordonnateur national des élèves et étudiants UPC, M. Pooda, a encouragé ses camarades au respect des mesures barrière

Plus d’une cinquantaine de poches de sang était attendue de la séance de collecte, selon la projection des organisateurs. « Avec le confinement dans les cités universitaires et les mesures de restrictions des mouvements, les gens arrivent progressivement et repartent. Nous nous sommes organisés à travers les arrondissements de Ouagadougou et par université pour rallier progressivement le siège et éviter le rassemblement  », a expliqué M. Pooda, encourageant les populations à exprimer également la solidarité par le don de sang au regard des besoins en la matière.

Ce fut une occasion pour la coordination d’appeler les populations, les élèves et étudiants en particulier, au respect des mesures barrières.

Parlant de besoins, Dr Geoffroy Kader Koné, médecin-chef au Centre régional de transfusion sanguine de Ouagadougou, explique qu’il est de 300 poches par jour (contre une centaine de proches récoltées à ce jour). Ce qui ne comble pas la prévision.

Avec la pandémie, on observe une pénurie de sang due à la fermeture des écoles et lieux de culte. « Du coup, on n’arrive plus à faire les sorties de collectes mobiles ; ce qui nous rapportait environ 70% de nos poches. Donc, actuellement, nous avons une baisse importante de nos poches de sang. (…). Non seulement nous ravitaillons la zone de Ouagadougou, mais aussi des zones environnantes comme les régions du Centre-sud et du Plateau-central », situe Dr Koné, précisant que les collectes mobiles se font actuellement au cas par cas, vue la situation actuelle qui interdit les regroupements de plus de 50 personnes. Il invite donc les donneurs à fréquenter les sites fixes de Paspanga et de Tengandogo.

« De plus en plus, nous avons des donneurs qui fréquentent nos sites fixes qui restent ouverts de lundi à vendredi de 7h30 à 17h et le samedi de 8h à 12h pour celui de Paspanga et du lundi au vendredi de 8 h à 14h pour ce qui est du site de Tengandogo », s’attarde Dr Koné.

Le médecin-chef, Dr Koné

Conditions pour être éligible au don de sang !

Comme conditions pour être éligible au don de sang, il faut être âgé de 18 à 60 ans, avoir au moins un poids de 50 kg et se sentir en bonne santé apparente. Le candidat est ensuite soumis à un questionnaire administré par le médecin, aux fins de voir s’il est apte au don.

« S’il est apte, il passe au prélèvement à proprement dit. Le prélèvement, c’est 400 ml, donc en gros, 0,4 litre. J’entends souvent les gens dire qu’on enlève un litre ou deux litres, ce n’est pas vrai. On nous a enseigné depuis l’école que l’être humain a, en moyenne, cinq litres de sang. Donc, si on enlève les 0,4 litre, il reste 4, 6 litres. Mais il faut dire que cette quantité ne reste pas comme cela, parce que l‘organisme se met en place pour compenser ce qui a été enlevé. Du coup, en 24 heures, avec la boisson et la nourriture que nous allons consommer, nous arrivons à remplacer cette quantité. Ce sont les cellules qui peuvent prendre environ un mois pour se régénérer. Donc, en un mois, on a pratiquement tout remplacé de ce qu’on a enlevé », a décrit le médecin-chef, Dr Geoffroy Kader Koné.

Malgré la situation, les élèves et étudiants ont répondu à l’appel de leur structure, dans le respect des mesures en vigueur contre le coronavirus

Il précise en outre que la fréquence du don dépend du sexe. Ainsi, il est d’un intervalle de trois mois pour les hommes (soient quatre fois par an) et de quatre mois pour les femmes (soient trois fois par an).

« Nous avons aussi des programmes de fidélité des donneurs. C’est-à-dire qu’à partir de trois dons, l’individu a droit à une carte de donneur sur laquelle est écrit son groupe sanguin. Ce qui permet un suivi et à chaque 14 juin, journée des donneurs de sang, on leur rend hommage à travers décoration, attestation de reconnaissance, etc. », présente Dr Koné.

C’est au regard des besoins actuels que le médecin-chef Koné s’est félicité de l’initiative de la coordination des élèves et étudiants de l’UPC qui, selon lui, vient combler un tant soit peu le gap. « La mobilisation est assez bonne, les donneurs sont-là et on espère vraiment avoir le maximum de poches pour aller aider les malades », a-t-il confié lors de notre passage à la collecte.

O.H.L
Lefaso.net

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