Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens disent non

Des propriétaires terriens de la commune rurale de Pabré disent non aux réformes foncières annoncées par le gouvernement. Regroupés au sein de l’association Nakolbzanga, ils sont plutôt engagés dans des projets immobiliers structurants. Ils l’ont fait savoir ce jeudi 6 mai 2021 à Pabré, province du Kadiogo, au cours d’une conférence de presse organisée à cet effet.

Des propriétaires terriens de la commune de Pabré, province du Kadiogo, région du Centre, ne sont pas du tout d’accord avec les réformes foncières annoncées par le gouvernement. Ils l’ont fait savoir ce jeudi 6 mai 2021. C’était au cours d’une rencontre avec la presse tenue à cet effet.

Regroupés au sein de l’association Nakolbzanga, ces propriétaires terriens ont indiqué que le gouvernement, dans ses nouvelles réformes, veut leur retirer la propriété des terres. Pourtant pour Mady Sawadogo, secrétaire général de l’association, de par le passé, ils ont été victimes de pillages de leurs biens. A l’en croire, des lotissements ont été faits sans que les propriétaires terriens ne bénéficient des retombées.

A sa suite, les chefs coutumiers, les chefs de terre et les femmes ont pris la parole pour dénoncer ces nouvelles réformes à venir. Pour eux, il faut les laisser disposer de leurs terres comme ils le veulent.

Les propriétaires terriens lors de la rencontre

En lieu et place du retour de l’Etat dans la gestion des terres, ces propriétaires terriens disent avoir préféré s’engager dans des projets immobiliers structurants. Ceci, en vue de mettre en valeur leurs terres au lieu de les morceler en zone non loties ou de les vendre de manière isolée.

Pour cela, des familles ont déjà signé des protocoles d’accord dans ce sens avec des promoteurs immobiliers. 22 villages de la commune de Pabré sont concernés par le projet structurant avec les sociétés immobilières.

Les propriétaires terriens préviennent donc le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville qu’ils ne feront pas marche arrière. Toutefois, ils invitent le gouvernement à la concertation. Selon eux, l’on doit avancer et préserver la cohésion sociale dans le pays.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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