Reformes du système éducatif : Les parents d’élèves sortent du silence

L’Union Nationale des Associations des Parents d’Élèves et d’Étudiants du Burkina (UNAPES-B) a initié une rencontre ce jeudi 15 avril 2021. L’objectif  de cette rencontre a été de faire connaitre leur lecture de certains évènements et exposer leur préoccupation en tant que parents d’élèves et d’étudiants quant à l’avenir de leurs enfants.

L’Union Nationale des Associations des Parents d’élèves et d’Étudiants du Burkina (UNAPES-B) a voulu donner sa voix sur les différents évènements qui secouent le monde éducatif. Ainsi la faîtière des parents d’élèves et d’étudiants s’est prononcée d’abord sur l’élection du président de l’UNAPES-B au poste de président internationale des parents d’élèves.

Selon l’UNAPES-B, cette élection a pour ambition d’offrir de meilleures conditions d’études et de formation aux jeunes afin qu’ils  puissent s’insérer  facilement dans le monde du travail et  participer  activement au développement de leurs pays.

L’association s’est également  penchée sur les réformes en cours sur le BEPC et le Baccalauréat.  Elle a indiqué que l’arrimage du Baccalauréat au ministère chargé de l’Éducation comme diplôme terminal du secondaire était inscrit dans le programme du président Roch Kaboré. Selon Hector Ardent Raphaël Ouédraogo, président de l’UNAPES-B cette réforme suit une logique. « Cela rentre en droite ligne avec une directive qui est celle des pays  membres de l’Union Économique  et monétaire Ouest africaine », a-t-il expliqué. Cependant, le ministre en charge de l’éducation, celui de l’enseignement supérieur ont tous indiqué que l’édition de 2021 du BAC sera à la solde de l’office du Baccalauréat.

Sur la question de la gestion des Associations des Parents d’Élèves(APE), l’UNAPES se veut ferme. Ses premiers responsables ont indiqué que l’UNAPES reste attachée au strict respect des textes qui régissent le fonctionnement des APE de base. La faitière appelle ainsi à la dénonciation des cas de dysfonctionnement. Il faut retenir que la cotisation APE est de 5000f/an et par élève dans le public, puis 2000f dans le privé dont 20% est reversé au fondateur et 80% à l’APE.

« Les fonds collectés doivent être déposés dans un compte ouvert dans une institution financière avec la Cosignature du président et du trésorier. Les 60% servent à financer l’appui aux activités de l’établissement et à son fonctionnement, aussi aux investissements (construction de salles, bibliothèque…)  et  surtout pour la prise en charge des vacations, activités socioculturelles des apprenants, et aux prix d’excellence», a ajouté Hector Ardent Raphaël Ouédraogo.

Joël THIOMBIANO (stagiaire)   

Burkina24

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