Recherche scientifique : Le Haut conseil national prêt à accomplir sa mission

Installé le 14 décembre 2018, le Haut conseil national de la recherche scientifique et de l’innovation a tenu ce lundi 30 décembre 2019, à Ouagadougou, sa toute première session annuelle. Placée sous le patronage du ministre en charge la recherche scientifique et de l’innovation, Pr Alkassoum Maïga, cette rencontre est consacrée à l’examen du règlement intérieur et du document d’orientation stratégique de l’instance nationale.

Une fois le règlement intérieur et le document stratégique validés, le Haut conseil national de la recherche scientifique et de l’innovation aura les coudées franches pour bien mener ses activités. Déjà, le président de l’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina (ANSAL-BF), Paco Sérémé, confie que son institution, société savante composée de personnalités scientifiques de haut niveau reconnues par leurs pairs, sera toujours au service de l’instance nationale. « Le Haut conseil pourra interpeller l’académie sur des questions préoccupantes. Nous poursuivons les mêmes objectifs. Le rôle de l’académie, c’est de veiller à ce que la science, la technologie, les arts et les lettres au niveau du Burkina, soient le levier du développement de notre pays », a-t-il signifié.

Instance nationale de prospective, de réflexion et de concertation en matière de recherche et de technologie, le Haut conseil national pour la recherche scientifique et de l’innovation, selon Paco Sérémé, entend relever les défis qui se posent au Burkina Faso. Ce, en matière de recherche et d’innovation en œuvrant à moyen terme, à la réalisation de sa vision qui voudrait qu’à l’horizon 2025, le Burkina Faso dispose d’un système de recherche scientifique et technologique innovant et performant au service du développement socio-économique et des populations.

Le ministre en charge de la recherche scientifique et de l’innovation, Pr Alkassoum Maïga, soutient que le Haut conseil permettra de pallier les insuffisances en matière de recherche, en portant des réflexions pointues sur les questions essentielles de la recherche et en donnant des orientations claires en matière de recherche et d’innovation.

Mieux, il estime qu’il constitue de par sa composition (communautés scientifique et technologique, secteurs productifs, socio-culturels et des régions, départements ministériels et institutions de l’Etat), le symbole de l’unité souhaitée pour que le système national de recherche soit porteur de solutions pour le bonheur des populations. « Cette session va permettre à ceux qui sont en charge de la réflexion, de voir quelle prospective nouvelle ils peuvent faire, quelle orientation ils peuvent donner pour qu’on puisse avoir une unicité de recherche et qu’il n’y ait pas des gens qui se revendiquent du CNRST, des gens qui sont au niveau de l’enseignement supérieur, du privé, des autres ministères (…) », a-t-il signifié.

Puis de poursuivre : « Il faut que tout cela soit dans un même panier et qu’on donne l’orientation claire par rapport aux préoccupations du moment qui sont celles du gouvernement du Burkina et des populations. Ils vont nous faire des propositions pour qu’on puisse encadrer cela ». En matière de recherche, dit-il, « la validation, c’est aussi le jugement des pairs. Tant que l’idée que vous avez n’a pas été validée par les pairs, c’est que votre recherche n’a pas reçu l’objectivation. Ce genre d’instance permettra d’enrichir tous les processus, de voir comment la recherche peut avoir de nouvelles orientations et comment faire un plaidoyer pour que les décideurs puissent mobiliser les ressources ».

Et si le Burkina veut aboutir à des recherches qui puissent propulser ses préoccupations de développement, le Pr Alkassamoum Maïga clame que le pays doit être dans une logique de mobilisation, aussi bien de ressources financières, des moyens matériels, mais aussi des chercheurs parce que, dit-il, « si on ne renouvelle pas les acteurs au niveau de la recherche, on va faire du surplace. Il faut que des générations puissent être renouvelées, que la relève soit assurée ; ce qui demande des recrutements et de donner des possibilités aux universités en faisant en sorte que ceux qui ont des préoccupations de recherche puissent être accompagnés. ».

Nicole OUEDRAOGO
Lefaso.net

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