Projet du Grand-Ouaga : Ouagadougou et ses communes environnantes s’unissent pour se développer

Les maires des communes environnantes de la ville de Ouagadougou se sont réunis du 11 au 12 février 2021 en Assemblée générale consécutive dans la commune de Komki Ipala. Cette rencontre rentre dans le cadre de la mise en oeuvre du projet du Grand-Ouaga. Elle a abouti à la signature d’une convention entre les différents maires.

L’idée de la construction de la communauté du Grand-Ouaga a germé depuis 2009 par les autorités des communes environnantes la ville de Ouaga. Ce projet a commencé à prendre corps en 2019 à travers un séminaire international sur l’établissement d’un système de gouvernance de l’intercommunalité à l’échelle du Grand-Ouaga.

A cela s’ajoute l’adoption d’une démarche méthodologique en vue d’atteindre la vision métropolitaine du territoire. L’étape de Komki Ipala avec une Assemblée générale constitutive est la concrétisation de cette vision. Elle a réuni du 11 au 12 février 2021 des maires des communes environnantes de la ville de Ouagadougou, à savoir Komsilga, Komki Ipala, Loumbila, Pabré, Saaba, Tanghin Dassouri, Sourgoubila et Koubri.

Signature d’un contrat de financement

Durant deux jours, ils se sont penchés sur différentes thématiques en lien avec la vie des communes. Il s’agit entre autres de la présentation du SDAGO (schéma directeur d’aménagement dans sa vision de construction du Grand-Ouaga) adopté en Conseil des ministres le 23 septembre 2020 ; la présentation du schéma directeur de gestion des déchets à l’échelle du Grand-Ouaga ; la présentation du schéma directeur du drainage des eaux pluviales du Grand-Ouaga ; la présentation du projet mobilité urbaine du Grand-Ouaga.

Cette Assemblée générale a été une occasion pour eux de procéder à la signature de la convention constitutive de la communauté des communes du Grand-Ouaga et celle de la convention de financement du projet d’appui à la croissance économique urbaine et à la gouvernance métropolitaine du Grand-Ouaga avec l’Union européenne.

Selon le conseiller politique de l’ambassadeur de l’Union européenne auprès du Burkina Faso, José Louis Sanchez, l’initiative du Grand-Ouaga est portée, promue et accompagnée par « le Projet d’appui à la gouvernance métropolitaine du Grand-Ouaga (PAGO) », financé par l’Union européenne pour un montant de 3 milliards 300 millions de FCFA. Il vise à améliorer la productivité agricole par la promotion de l’économie verte, renforcer la croissance économique urbaine par la valorisation du coton sur les territoires du Grand-Ouaga, ainsi que la gouvernance et la planification urbaine.

L’Union européenne apporte un financement de 3 milliards 300 millions de FCFA

Quant à la convention constitutive de la communauté des communes du Grand-Ouaga, elle vient, selon le maire de la ville de Ouagadougou, Armand Beouindé, concrétiser cette vision inscrite dans leur programme de mandat afin qu’à l’horizon 2025, l’agglomération de Ouagadougou assure un rôle de métropole économique et politique intégrée et garantit un accès partagé aux services urbains et sociaux de base à l’ensemble des populations.

Renforcer les rapports conviviaux et de complémentarité.

Pour Clément Sawadogo, ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, cette convention offre l’opportunité à ces communes d’avoir des rapports conviviaux et de complémentarité dans les domaines sensibles comme le transport, les aménagements urbains, etc. Concernant la doléance de ces communes signataires d’ouvrir les textes pour permettre au deux autres communes riveraines (Loumbila et Sourgoubila) de participer à cette communauté, le ministre à rassuré qu’un travail sera fait dans ce sens.

Clément Sawadogo, ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

« Le Code général des territorialités et le décret d’application à la matière n’autorisent pas une commune qui ne fait pas partie de la région à faire partie de cette convention, mais nous allons travailler dans ce sens à viser de plus en plus les barrières » a-t-il indiqué. Pour l’instant, plusieurs maires se réjouissent de la signature de cette convention. C’est le cas des maires de Saaba, Joseph Dipama, de Komsilga, Issouf Nikiéma, pour qui cette convention vient à point nommé pour accompagner les communes, surtout au plan budgétaire, dans les grandes réalisations.

Issouf Nikiéma, maire de la commune de Komsilga se réjouit de la signature de cette convention

Cette convention permettra non seulement de traiter de manière holistique les problèmes de gouvernance locale auxquels les élus locaux sont confrontés, mais aussi de mutualiser leurs moyens pour offrir aux populations de meilleures conditions de vie.

Judith SANOU
Lefaso.net

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