Problèmes d’eau à Ouagadougou : Le ministre Ousmane Nacro s’explique

A la sortie du conseil des ministres du mercredi 28 avril 2021, le ministre en charge de l’eau a  apporté des réponses aux questions sur les problèmes liés à l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA).

Le ministre en charge de l’eau, Ousmane Nacro a apporté des éclaircissements sur le système de facturation de l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA). Le ministre a indiqué que la première difficulté est la facturation. La deuxième est l’approvisionnement des régions et de la capitale en eau potable. Sur la première catégorie de problème, Ousmane Nacro a souligné suite aux plaintes des usagers, l’ONEA entend « abandonner le système de facturation actuelle ».

Cependant, il a été proposé un nouveau système de facturation. Avec plus 500 000 clients, l’office national de l’eau dispose de 164 releveurs de conteur. C’est alors avec cet accroissement, le ministre en charge de l’eau  estime que c’est la raison qui a conduit l’ONEA à passer une facturation bimestrielle. Pour la nouvelle formule de facturation, il faut noter qu’elle sera toujours bimestrielle. « Nous allons relever à la fin du deuxième mois. Ce qui nous donne l’avantage d’avoir la consommation cumulée du consommateur des deux mois. Ce système sera basé sur une consommation réelle », a laissé entendre Ousmane Nacro.

Pour la nouvelle formule de facturation, il estime que l’ONEA demande deux mois pour la mettre en œuvre. Il a aussi promis une vaste campagne de communication pour faire comprendre le système et associer les usagers. Pour le ministre, « les deux mois vont être utilisés pour régler le passif actuel » également.

Sur l’approvisionnement en eau dans la capitale, Ousmane Nacro a expliqué que cette rupture est due à une panne. « Le conduit principal qui alimente le quartier de Nagrin, Patte d’Oie, Wapassi, Bonheurville  et d’autres quartiers est tombé en panne sous le goudron de la route de Saponé », a dit le ministre. Des « grands travaux » ont alors été effectués sur la panne.

Malheureusement, la réparation a laissé la place à d’autres soucis, selon le ministre. « Des problèmes d’énergie se sont posés à partir de nos deux stations (Ziga et Loumbila). Notre nationale d’énergie n’arrivait plus à fournir l’énergie nécessaire pour le fonctionnement de nos stations de pompage », a lancé Ousmane Nacro. Ces deux problèmes ont alors été présentés comme les principales difficultés auxquelles l’ONEA est confronté. Du reste, des solutions pérennes ont été trouvées selon les dires du ministre. « Je ne suis pas en train de dire que c’est la fin des pénuries en eau potable », a cependant tempéré le ministre en charge de l’eau.

Mettre l’accent sur le développement des centrales énergétiques au niveau national pour servir les Burkinabè. Dépendant de la fourniture énergétique d’autres pays, le Burkina Faso est confronté à un « besoin urgent de renforcer la production en interne ». Et pour y  arriver, le pays entend mettre en exergue des centrales thermiques fonctionnant au gaz. Pour le ministre de la communication, Ousséni Tamboura, il est important d’avoir des réserves énergétiques.

Sur l’organisation du 11-Décembre 2021 dans la ville de Ziniaré, Ousséni Tamboura a indiqué que « nous sommes dans le timing ». Il est donc optimiste sur le respect des délais pour les infrastructures routières.  Sur la question des cités des forces vives, le ministre de la communication a indiqué qu’une réunion doit se tenir le 6 mai à ce propos.

Revenant sur la question du vaccin contre le paludisme, Ousséni Tamboura a souligné qu’un point a été fait au conseil. Qualifiant les résultats de l’équipe de recherche « d’excellents », il a indiqué qu’ils ont atteint un taux d’efficacité de 77%. « Nous espérons que d’ici 2 ans, nous soyons tous heureux de convenir que nous avons un vaccin contre le paludisme », a-t-il dit.

Basile SAMA

Burkina 24

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