Master spécialisé en Infrastructure d’ESUP-Jeunesse : Soutenance béton pour Malonga

« Elément de réduction par le calcul d’une dalle hyperstatique : Application à l’étude technique du tablier en béton précontraint du passage supérieur de Kossodo à Ouagadougou ». Telle est l’intitulé du mémoire soutenu, le 4 mai 2021, par Aymar Sylvère Mampolo Malonga à l’Ecole supérieure polytechnique de la Jeunesse. L’objectif affiché de l’impétrant était d’obtenir le diplôme de Master spécialisé en Infrastructure. Ce qui fut fait avec brio avec la mention « Très honorable ».

Toujours au top dans les métiers du présent et du futur, l’Ecole supérieure polytechnique de la Jeunesse (ESUP-Jeunesse) n’a de cesse d’innover en matière de mise en place de filières porteuses. C’est ainsi qu’est né le Master spécialisé en Infrastructure, un diplôme qui fait un appel du pied aux titulaires de masters, aux diplômés d’ingéniorat en génie civil et aux autres professionnels du BTP qui souhaitent se spécialiser en infrastructures et ouvrages d’art.

En lieux et place de logiciel, le matheux Malonga a préféré le calcul manuel par les formules

Ainsi donc, les fruits sont en train d’être à la hauteur de la promesse des fleurs dans cette école, avec cette soutenance qui a eu lieu mardi dernier dans la salle Amirou Thiombiano d’ESUP-Jeunesse. Etait au rapport, Aymar Sylvère Mampolo Malonga, autour d’un thème a priori incompréhensible pour les non-initié libellé comme suit : « Elément de réduction par le calcul d’une dalle hyperstatique : Application à l’étude technique du tablier en béton précontraint du passage supérieur de Kossodo à Ouagadougou ».

Le jury, présidé par Pr Zacharie KOALAGHA (milieu), président du Conseil scientifique d’ESUP-Jeunesse

Très passionné par le sujet, cet originaire de Congo-Brazza a tenu en haleine les auditeurs, composés d’un jury présidé par Pr Zacharie KOALAGHA, président du Conseil scientifique d’ESUP-Jeunesse, de membres de l’administration, de parents et amis. En français facile, il s’agit d’un projet de construction d’un pont à passage supérieur avec des blocs de béton préfabriqués, qui reliera le rond-point de Kossodo à l’échangeur du Nord. L’originalité de cet ingénieur en génie civil doublé de professeur certifié de lycées titulaire d’un CAPES en Mathématiques a été, plutôt que d’utiliser des applications logicielles pour les calculs des différentes composantes, de faire appel aux formules mathématiques.

En toute convivialité avec Pr KOALAGHA (ext. d.) et le désormais diplômé du master spécialisé en Infrastructures

Une option qui a visiblement séduit le jury qui a trouvé son document, volumineux qu’il était, de belle facture. « De lecture facile et aisée, le mémoire a été présenté avec passion et de façon dynamique », a reconnu le président du jury Pr Zacharie KOALAGHA qui, comme ses pairs, n’a toutefois pas omis de mentionner le non-respect du temps imparti pour l’exposé et certains manquements à même d’être corrigés. Après la pause pour permettre au jury de délibérer, le suspense est aussitôt levé avec la sanction qui est tombée : 17/20 pour l’impétrant qui bénéficie ainsi d’une mention très honorable pour ses travaux.


Réactions d’après-soutenance

Pr Zacharie KOALAGHA, président du jury

« Le candidat avait la maîtrise du sujet. En lieu et place de l’utilisation de logiciels, il a opté pour des formules mathématiques pour des calculs plus fins. Ça permettrait à la société où il a fait son stage qu’est AGEIM (Agence d’Etudes, d’Ingénierie et de Maîtrise d’œuvre) d’avoir des éléments de calcul pour éventuellement comparer avec les études faites antérieurement ou avec les calculs que leurs propres ingénieurs vont effectuer par la suite. Pour les étudiants d’ESUP-Jeunesse, ce sera un document de référence sur la méthode manuelle qu’ils pourront comparer aux méthodes logicielles. ».

Sylvère Malonga, impétrant

« Depuis mon pays, j’ai été au courant de la crème intellectuelle qui se formait à Ouagadougou, notamment à l’ESUP-Jeunesse avec son Master spécialisé en Infrastructure. J’y ai donc fait une inscription au compte de l’année académique 2018-2019. Une année qui s’est étirée avec surtout l’avènement du Covid-19. On ne peut pas demander des plumes à une chauve-souris. C’est dire que j’accueille bien la note attribuée par le jury qui, à mon humble avis, est méritée. Je suis chef d’un service à la Direction générale des Constructions du Congo. Je compte y retourner après cette soutenance et, pourquoi pas, préparer une thèse toujours dans le sens toujours du génie civil ».

Service Communication ESUP-Jeunesse

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