Majorité présidentielle : « Nous n’acceptons pas n’importe qui », précise le coordonnateur, Clément Sawadogo

C’est autour du bilan des élections couplées de novembre 2020, de la nomination du Premier ministre suivie de la mise en place du gouvernement, que l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) a, ce jeudi 4 mars 2021 à Ouagadougou, animé une conférence de presse.

Au cours de cette sortie, les responsables de la faîtière ont aussi analysé la configuration du paysage politique national.

Sur ce point, l’APMP a présenté onze nouvelles adhésions, dont six ont été soumises avant les élections tandis que les autres l’ont été après les élections. Onze autres demandes sont en attente, informe le coordonnateur national de l’APMP, Clément Sawadogo, par ailleurs vice-président du MPP (parti au pouvoir).

Parmi les demandes en attente, celle du Mouvement patriotique pour le Salut (MPS) du professeur Augustin Loada et de l’ancien Premier ministre, Yacouba Isaac Zida. Signalons au passage que pendant que le premier cité, président du parti, est allé féliciter le président Roch Kaboré pour sa réélection, M. Zida (président d’honneur et candidat du parti à la présidentielle), lui, a clairement déclaré qu’il ne félicite pas quelqu’un qui n’a pas été honnêtement élu.

« C’est dans la journée d’hier, que j’ai été saisi de la demande d’adhésion du MPS », a informé Clément Sawadogo, principal animateur de la conférence.
De son avis, « a priori, il n’y a pas de motif de refuser la demande » du MPS. Cependant, une suite sera donnée après examen du dossier et un entretien avec le premier responsable du parti.

Les responsables de l’APMP pensent qu’il ne faut pas voir d’un mauvais oeil, cette « forte » demande d’adhésions. « Il ne faut pas voir en mal cette recomposition de la classe politique ; au contraire, cela permet de se concentrer sur la mise en œuvre du programme du président du Faso », estime Clément Sawadogo, ministre d’État, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation.

Aussi perçoit-il, également, comme nécessité, l’existence d’une opposition pour de temps en temps faire une piqûre de rappel à la majorité.

A ce jour, l’APMP compte 71 partis et formations politiques, comptabilise Clément Sawadogo. Tout en se félicitant que le programme du président Roch Kaboré mobilise autant de soutiens, il a cependant précisé que l’APMP « n’acceptera pas n’importe qui en son sein », car, selon ses explications, certains partis pêchent dans la crédibilité.

O. L
Lefaso.net

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