Lutte contre le banditisme : Des présumés délinquants arrêtés en possession de deux crânes humains

Le Service régional de la Police judiciaire du Centre (SRPJ-C) a présenté ce mardi 13 juillet 2021, un réseau de malfrats spécialisés dans les vols à mains armées dans les domiciles, les bureaux de change, les boutiques mobiles money, les alimentations et les maquis. Le leader de ce réseau est un ex-militaire de 32 ans radiés des forces armées et plusieurs fois interpellé par la police.

Ce sont sept présumés délinquants âgés entre 26 et 42 ans qui ont été mis aux arrêts par le Service régional de la Police judiciaire (SRPJ-C). L’enquête ouverte suite à un vol à mains armées a permis de récupérer aux mains des « malfrats », deux crânes humains, un pistolet automatique de marque TISSAS, deux chargeurs de pistolet automatique dont un garni de douze munitions, un paquet de munitions contenant dix-huit cartouches de calibre 7, 65mm, cinq motocyclettes et la somme de 830 000 francs CFA.

Les présumés délinquants ont été présentés aux hommes de médias

Ces « malfrats », dont deux sont des repris de justice, explique le commissaire Sayibou Galbané, formaient un groupe bien organisé. Ils opéraient en trois cellules à savoir une cellule de renseignement, de détection et d’identification des cibles ; une cellule opérationnelle d’intervention, et une cellule d’approvisionnement en armes et munitions et d’écoulement des produits du vol.

Aussi, l’exploitation de fichiers audio de leurs téléphones portables a permis de savoir que le groupe s’adonnait également à des pratiques occultes. Ce qui explique la présence de crânes humains dans le butin saisi.

« Ces délinquants n’ont pas peur de Dieu », déplore le commissaire Sayibou Galbané

Le groupe a, à son compteur, plusieurs cas de vols à mains armées commis dans la ville de Ouagadougou et cela depuis 2019. Le dernier est celui de Sieur O.C, un entrepreneur de la place, agressé le 15 juin 2021 devant son domicile et dépossédé de la somme de huit millions de Francs CFA. Il dit également avoir reçu cinq balles à la poitrine et son petit-fils, une balle dans la cuisse. Les deux sont aujourd’hui hors de danger. Ce dernier confie ne pas avoir les mots pour remercier la police pour leur travail. « Même si je n’ai pas retrouvé la totalité de mon argent, je les remercie. La seule chose qui me chagrine est que mon petit-fils ait été touché par une balle ».

Le butin saisi

L’enquête se poursuit afin de retrouver les deux autres membres du réseau. Les sept mis aux arrêts seront conduits devant le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Ouaga 1. La police appelle la population à rester sur ses gardes. Elle l’invite également à signaler tout cas suspect aux numéros verts tels que le 17, le 16 et 1010.

Nado Ariane Paré (Stagiaire)
Lefaso.net

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