Le Burkina Faso est l’un des pays les plus touchés par les mouvements de populations dans le Sahel (ONU)

Avec 1,42 million de déplacés internes, le Burkina Faso est l’un des pays les plus touchés par le mouvement de populations à cause de l’insécurité, a annoncé jeudi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

Dans une note publiée jeudi sur son site, l’ONU a souligné que sur le terrain, de plus en plus de personnes fuient leurs maisons pour se réfugier « dans les champs ou les villages voisins, parfois à plusieurs reprises ».

Elle a ajouté qu’au Burkina Faso, au Mali et au Niger, près de 2,4 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur de ces trois pays.

« Au Burkina Faso seulement, l’un des pays les plus touchés par ces mouvements de populations, les régions du Centre-Nord, du Sahel, de l’Est et du Nord restent les plus affectées », indique le texte qui rappelle que ces régions comptent à elles seules près de 1,42 million de déplacés internes, une augmentation de 4% par rapport à juillet 2021.

Dans la note, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) note que la situation sécuritaire a continué de se détériorer au Burkina Faso et marquée par « des menaces et des actes d’intimidation, le pillage de biens, notamment de bétail, l’utilisation d’engins explosifs improvisés (EEI) et des enlèvements ciblés suivis de meurtres de civils ».

Le HCR a affirmé qu’il a constaté au cours du mois d’août, « une intensification des attaques des groupes armés contre les Forces de défense et de sécurité (FDS) du gouvernement » burkinabè.

Même si la situation reste volatile, l’Agence onusienne dit poursuivre tout de même ses opérations au Burkina Faso, « malgré les difficultés d’accès dans certaines zones du pays, notamment dans les régions de l’Est, du Sahel, du Centre-Nord, du Nord et de la Boucle du Mouhoun », conclut le HCR.

Dans l’ensemble, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) s’est inquiété, de la poursuite de la détérioration de la situation sécuritaire dans la « zone des trois frontières », l’épicentre des violences au Sahel.

Depuis le début de l’année, les organismes humanitaires ont recensé au moins 292 incidents ayant causé la mort de 650 personnes, selon toujours l’ONU qui a rappelé que cette violence a « de graves répercussions sur les moyens de subsistance fragiles et la capacité des personnes à subvenir à leurs besoins ».

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