Journée mondiale de la sécurité des patients au Burkina : Les soins maternels et néonatals sans risque au cœur de la célébration

Dr Clémentine Dabiré, épouse du Premier ministre, représentant l’épouse du président du Faso a présidé ce vendredi 17 septembre 2021 à Ouagadougou, la cérémonie de commémoration de la Journée mondiale de la sécurité des patients. C’était en présence du ministre de la santé et de la représentante de l’OMS au Burkina, Dr Alimata Diarra-Nama

Le Burkina Faso, comme la communauté internationale, célèbre ce 17 septembre, la journée mondiale de la sécurité des patients instituée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette année, c’est sous le thème « Soins maternels et néonatals sans risque » qu’est célébrée la journée. Selon la représentante de l’OMS au Burkina Faso, Dr Alimata Diarra-Nama, dans la région Afrique de l’OMS, chaque jour, 536 femmes meurent de causes liées à la grossesse et à l’accouchement et 6 700 nouveau-nés meurent de causes évitables. La plupart de ces décès, affirme-t-elle, peuvent être évités si « les soins sont administrés avec compassion et respect par des agents de santé ayant les compétences pour réussir et dans des environnements propres et purs qui empêchent la propagation des maladies ».

Une vue des participants à la rencontre

Un point de vue partagé par Dr Clémentine Dabiré, épouse du Premier ministre, représentant l’épouse du président du Faso à la cérémonie. Elle souligne qu’en plus des décès, les soins dangereux exposent les femmes et les nouveau-nés à bien d’autres risques et à des conséquences néfastes. Elle indique que la situation de la sécurité des soins au Burkina Faso est aggravée par la perturbation des services essentiels de santé, du fait de la pandémie du covid-19 et de l’insécurité dans certaines localités du pays.

Toutefois, déclare Mme Dabiré, « la bonne nouvelle est qu’il est possible de réduire les décès maternels et néonatals. Cela passe par une prestation de soins sûrs et de qualité assurés par des professionnels de santé qualifiés et travaillant dans des environnements favorables. Avec la collaboration de toutes les parties prenantes et l’adoption d’approches innovantes, il est possible d’inverser la tendance. »

Dr Clémentine Dabiré a exhorté le personnel de santé et les autres acteurs du secteur à s’engager pour des soins sûrs au profit du couple mère-enfant

« Agir maintenant pour un accouchement sûr et respectueux »

A en croire le ministre de la santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, plusieurs obstacles peuvent mettre en péril la sécurité des patients pendant l’administration des soins de santé. Mais le plus important, c’est de le savoir et de travailler à lever ces obstacles. « Si vous avez un plateau technique qui est insuffisant, c’est difficile de donner des soins en toute sécurité. Si vous avez une insuffisance en énergie avec des pannes d’électricité, c’est difficile de donner des soins de qualité en toute sécurité dans l’obscurité. Si vous avez des agents de santé qui sont absents de leur poste de travail au moment où ils doivent être présents, c’est difficile de parler de sécurité des soins et donc de qualité de soins. Autant de difficultés que nous pouvons égrener. Mais le plus important, c’est de les reconnaître et de prendre l’engagement de corriger ces insuffisances afin d’assurer le maximum de sécurité à l’occasion des soins au couple mère-enfant et en général à toute personne qui exige des soins dans nos infrastructures sanitaires », a indiqué le ministre.

Pr Charlemagne Ouédraogo a souligné que plusieurs obstacles font barrière à la sécurité des soins

Le thème de la célébration de la journée mondiale de la sécurité des patients 2021 tombe donc bien à propos, selon le ministre, et « invite à la mobilisation des parties prenantes en vue d’adopter des stratégies efficaces et novatrices pour améliorer la sécurité de la mère et du nouveau-né. A travers ce thème, l’OMS nous exhorte à agir maintenant pour un accouchement sûr et respectueux par des actions urgentes et durables en vue d’intensifier les efforts, d’atteindre les laissés-pour-compte et garantir des soins maternels et néonatals sûrs », a-t-il laissé entendre.

« La plupart des décès maternels et néonatals peuvent être évités si les soins sont administrés dans un environnement propre et pur », assure Dr Alimata Diarra-Nama, Représentante de l’OMS

Dr Célmentine Dabiré, au nom de l’épouse du président du Faso, Sika Kaboré, a également invité le personnel de santé et tous les acteurs intervenant dans le domaine de la santé, à engager toutes les actions possibles pour que le couple mère-enfant puisse bénéficier en tout temps et partout au Burkina Faso, de soins maternels et néonatals sans risques.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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