Journée internationale du vivre-ensemble en paix : Le Burkina ausculte la situation nationale, à la quête d’une réconciliation nationale

La communauté internationale commémore le 16 mai 2021, la IVe édition de la Journée du vivre-ensemble en paix. C’est dans ce cadre que le ministère auprès de la présidence du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale a initié, ce samedi 15 mai 2021 à Ouagadougou, une conférence publique sur le thème : « Dans la différence et la diversité, exprimons notre désir profond de vivre et d’agir ensemble en vue de bâtir un Burkina Faso de paix, de solidarité et d’harmonie ».

Selon le ministre d’État, ministre auprès de la présidence du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré, le Burkina, qui était un havre de paix et de stabilité, fait face ces dernières années à une crise sur-dimensionnelle marquée par un échec de la construction de l’État-nation. La situation actuelle qu’il dépeint est également caractérisée par des soubresauts politiques, la montée du terrorisme et l’extrémisme violent dus à des facteurs tels que l’intolérance, la haine, la division.

De droite vers la gauche : Mélégué Traoré, Zéphirin Diabré, Metsi Makhetha et Dr Awalou Ouédraogo (directeur général de l’ENAM, hôte de la conférence).

Un état des lieux des actions pour favoriser et promouvoir la paix et le vivre-ensemble au Burkina.

Selon la coordinatrice-résidente du Système des Nations-unies, représentante-résidente du Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD), Metsi Makhetha, marraine de l’activité, le thème revêt toute sa pertinence. Ce d’autant que les Burkinabè ont, en décidant de s’engager dans un processus de réconciliation nationale, fait le choix de renouveler le vivre-ensemble et d’écrire une nouvelle page de leur histoire. « Le Burkina Faso dispose de tout le capital humain et les ressources socio-culturelles nécessaires pour transformer cette situation du pays en une force de prospérité et de paix. Il s’agit de la qualité de la classe politique, l’engagement de la société civile, le dynamisme de la jeunesse et du patriotisme », a encouragé la marraine.

Ici, au premier plan, l’ambassadeur Philippe Savadogo

Plusieurs sous-thèmes ont été développés au cours de cette conférence publique, dont la modération a été assurée par l’ancien président de l’Assemblée nationale, ancien ministre en charge de l’Enseignement secondaire et supérieur, Mélégué Traoré.

Ainsi, l’enseignant-chercheur et directeur général de la promotion de la cohésion sociale du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Dr Siaka Ouattara, a planché sur « la différence et la diversité dans l’union pour un Burkina Faso harmonieux et paisible » tandis que l’administrateur civil et conseiller technique du ministre en charge de la Réconciliation nationale, Issa Démé, a analysé la « contribution de la parenté à plaisanterie au renforcement du vivre-ensemble ». Un troisième sous-thème « éducation des jeunes à la promotion de la citoyenneté » a été développé par l’anthropologue au Centre national de recherche scientifique et technologique, Dr Jocelyne Vokouma.

Toutes ces communications ont été suivies d’échanges avec les participants à la conférence qui a enregistré la présence de personnalités comme l’ancien ambassadeur et ancien ministre de la Communication, Philippe Savadogo, et l’ancien secrétaire général du gouvernement, Poussy Sawadogo.

Pour mémoire, la Journée internationale du vivre-ensemble en paix, 16 mai, a été instaurée en décembre 2017 par l’Assemblée générale des Nations-unies. Elle vise à mobiliser régulièrement les efforts de la communauté internationale en faveur de la paix, de la tolérance, de l’inclusion, de la compréhension et de la solidarité.

O.L
Lefaso.net

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