Journée internationale de la jeune fille à Kombissiri : Des adolescentes s’engagent à une utilisation responsable de l’internet

Dans le cadre de la célébration différée de la Journée internationale de la jeune fille, Plan international / bureau de Kombissiri a organisé une conférence publique au profit des jeunes filles de la province du Bazéga, le samedi 16 octobre 2021 dont le thème est « Alphabétisation digitale et désinformation en ligne ». La cérémonie a été placée sous la présidence de madame le haut-commissaire, Francine Zoungrana.

Facebook, WhatsApp, YouTube, Instagram,…ces réseaux sociaux font partie de notre quotidien et les adolescent (e)s les adorent. La jeune fille, par exemple, qui est émerveillée par tout ce qu’offre internet en termes d’opportunités, de rencontres, de divertissements y va sans forcément savoir comment y aller. C’est bien d’y aller mais il faut y aller avec responsabilité et prudence. Plan International s’est donné pour créneau de faire progresser les droits des filles partout où elles sont. De les protéger également. Parmi les services de protection qu’il essaie de promouvoir à l’endroit de la jeune fille, il y a l’accès sain et sécurisé aux technologies de l’information et de la communication (TIC), informe le coordonnateur de zone, Plan Burkina /bureau de Kombissiri, Eric Somda. Pour traduire cet engagement en actes concrets, cette organisation non gouvernementale a initié une conférence publique le samedi 16 octobre 2021, à Kombissiri, dans la région du Centre-sud afin d’informer ces jeunes filles sur les dangers du numérique.

Les participantes ont prêté une oreille attentive à la communication autour du thème Alphabétisation digitale et désinformation en ligne

Cette initiative a été saluée par madame le haut-commissaire de la province du Bazèga, Francine Zoungrana, qui a félicité Plan international et singulièrement le bureau zone de Kombissiri pour toutes les actions menées en faveur de la promotion des droits des jeunes en général, et de la jeune fille en particulier. « Vraiment, c’est une initiative à saluer dans la mesure où elle va permettre aux jeunes filles de se familiariser avec ce que nous appelons les TIC et surtout de comprendre les enjeux que comporte certaines utilisations de l’internet », a-t-elle déclaré. Pour ce faire, elle a invité les participants à suivre avec beaucoup d’attention la communication qui sera faite afin de se servir d’internet pour faire des recherches par rapport aux études et pour se cultiver. Perçue comme une modèle de réussite pour les jeunes filles de la province, Mme Zoungrana s’est dite consciente de leurs inquiétudes et doléances consignées dans un message qu’elle a reçu. En conséquence, elle a rassuré qu’à chaque fois qu’une occasion se présentera à elle de relayer leurs voix, elle ne s’en privera point et se fera le devoir d’accomplir cette mission avec « grand honneur et immense plaisir ».

Madame le Haut-commissaire de la province avait à ses côtés le représentant du maire de la commune de Kombissiri

« Un moyen incontournable pour s’informer et se former »

 » Alphabétisation digitale et désinformation en ligne « , est le thème qui a été développé au cours de cette conférence d’échanges par le président de l’association Yam Pukri (éveil de la conscience, en langue mooré), Dr Sylvestre Ouédraogo. En introduction, les participantes ont eu droit à une clarification de ces deux concepts. L’alphabétisation numérique concerne l’utilisation des nouvelles technologies du côté utilisateur. Quant à la désinformation en ligne, c’est le fait d’envoyer des informations de façon délibérée pour induire les gens en erreur. Partant du constat que les gens apprennent l’utilisation des nouvelles technologies « sur le tas », Dr Ouédraogo a insisté sur la formation. Cela concerne notamment l’utilisation de l’ordinateur, la connaissance même du matériel, des applications et des règles de base en matière de sécurité informatique. Dans la foulée, les participantes ont également été édifiées sur les techniques d’utilisation de l’information.

Le conférencier, Dr Sylvestre Ouédraogo lors de sa présentation

De l’exposé du conférencier, il ressort que les gens mettent des informations en ligne pour plusieurs raisons : avoir de l’argent ; amuser la galerie ; exister en montrant ce qu’on est ; sensibiliser, éduquer et former. A cela s’ajoute la criminalité. « Il faut que les jeunes filles apprennent à faire la part des choses lorsqu’elles voient ces informations en ligne ; qu’elles se demandent si telle ou telle information est bien pour elles ou bien s’est pour s’amuser, leur soutirer de l’argent ou les flatter ».

D’où l’importance d’être bien outillé. En plus de la création d’une charte, la technique de triangulation a été évoquée au cours de cette rencontre d’une demi-journée et bien d’autres choses. Profitant de l’occasion, Dr Ouédraogo a invité les participantes à se désabonner de tous les groupes WhatsApp qui les occupent inutilement. « Quand tu es dans un groupe WhatsApp et que de toute la journée tu n’apprends rien de nouveau pour ta vie, il faut quitter », insiste-t-il.

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