Journée de l’Afrique : Le rôle des arts et de la culture dans l’édification de l’Afrique au centre des échanges

Le Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Alpha Barry, a présidé ce mardi 25 mai 2021 à Ouagadougou, la commémoration de la Journée de l’Afrique et du 46e anniversaire de la création de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le 25 mai 1963, une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement créaient l’Organisation de l’unité africaine (OUA). En 2002, elle change de dénomination pour devenir l’Union africaine (UA). En 58 ans d’existence, l’organisation a contribué à l’unité des peuples d’Afrique. Pour célébrer et renforcer les acquis, il a été institué la Journée de l’Afrique qui est célébrée le 25 mai de chaque année.

Vue de l’assistance à la cérémonie de commémoration de la Journée de l’Afrique

A Ouagadougou, la célébration de cette Journée est cumulée au 46e anniversaire de la CEDEAO. Pour l’occasion, le représentant du gouvernement burkinabè, les responsables des deux structures, des ambassadeurs se sont retrouvés dans la salle de réunion du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur.

La CEDEAO, une organisation résiliente

En 46 ans, la CEDEAO a, selon Tiena Coulibaly, représentant résident de la Communauté au Burkina, a fait preuve de résilience face aux défis politiques, économiques, sociaux et sanitaires. « Cette résilience s’est manifestée par une adaptation permanente du mandat de la CEDEAO aux exigences de l’heure », a insisté Tiena Coulibaly.

Alpha Barry, Ministre des affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur

Ainsi, à sa création, la Communauté avait pour ambition de réaliser une complète intégration économique de la sous-région. En 1993, les Chefs d’Etat ont dû intégrer les questions politiques, celles liées à la paix et à la sécurité dans l’optique de mettre fin aux crises armées qui touchaient certains pays. Quatorze ans plus tard, soit en 2007, la Vision 2020 a décidé de faire la CEDEAO, un instrument des peuples.

« Le Burkina est un pays modèle de la CEDEAO »

Tous ces mouvements se sont opérés en présence du Burkina Faso comme pays membre de la Communauté. Mieux, selon Tiena Coulibaly, le Pays des hommes intègres est un Etat modèle de la CEDEAO. Selon le représentant résident, le Burkina est toujours à jour de sa contribution financière au titre du prélèvement communautaire et est prêt pour la transposition des textes communautaires dans la législation nationale. « Le Burkina Faso a aussi été et est toujours un important pourvoyeur de cadres de grande qualité qui ont et continuent de mouiller vaillamment le maillot. Parmi eux, un vice-président de commission, un président de commission », a énuméré Tiena Coulibaly.

Le directeur de cabinet du président du Faso, Seydou Zagré, a pris part à la cérémonie

L’engagement du Pays des hommes au profit de la CEDEAO se manifeste aussi par le fait d’abriter la représentation permanente de la CEDEAO, le Centre de développement de la jeunesse et des sports, le Centre de gestion des ressources en eau et l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS).

Renforcer la culture pour promouvoir la paix

La Journée de l’Afrique se tient cette année sous le thème : « Les arts, la culture et le patrimoine : leviers pour l’édification d’une Afrique que nous voulons ». Pour Dr Ahmed Elmekass, coordonnateur de l’UA/SAFGRAD, représentant le président de l’Union africaine, la Journée de l’Afrique marque aussi l’entrée en vigueur de la Charte de la Renaissance culturelle africaine adoptée en 2006 à Khartoum (Soudan).

Des chefs de missions diplomatiques et consulaires ont tenu à être témoins de la commémoration de la Journée de l’Afrique

« L’un des objectifs de cette Charte est de renforcer le rôle de la culture dans la promotion de la paix et de la bonne gouvernance. L’Union africaine est consciente du rôle que les arts, les expressions audiovisuelles et cinématographiques ainsi que d’autres industries créatives jouent dans le processus d’intégration africaine en tant que facteur de paix, de compréhension et de prévention des conflits ainsi que de croissance socio-économique », a-t-il relevé.
La journée a été marquée par des panels sur divers thèmes en lien avec le thème principal de la journée.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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