Grève Unapol : les familles des policiers victimes de terrorisme attendent toujours

L’ Union police nationale ne démord pas. Ce 03 février lors d’une conférence les policiers ont encore réclamé le départ du ministre de la sécurité et de certains de ses collaborateurs, malgré la rencontre que ces deux parties ont eu la semaine dernière.

La dotation en armes destinée aux policiers n’est pas encore effective. C’est l’un des plus vieux sujets que le commissaire Armiyao Zongo, secrétaire général de l’Unapol a ramené sur la table. Pourtant les armes sont là. La hiérarchie avait prétexté le fait que les policiers ne soient pas formés dans la manutention de ces armes en question. Sauf que ce problème a été comblé par « l’Etat Major générale de l’armée à travers la formation de policiers à cet effet ».

Armiyao Zongo

« Que fait donc le ministre et ses collaborateurs, lui qui est pourtant un spécialiste de la question sécuritaire et  qui connait l’importance d’augmenter sa puissance de feu »? Se demande l’Unapol.

A cela s’ajoute le problème de l’indemnisation des familles des policiers victimes du terrorisme. « A ce jour, plusieurs dossiers ont été reçus et traités par les services de police, mais depuis lors, aucune famille n’a été indemnisée », malgré la prise du décret 140 du 18 février de 2019 portant modalités d’indemnisation de l’agent de forces de la police nationale ayant subi des préjudices lors d’une attaque terroriste.

Cette inertie fait croire à l’Unapol qu’il y a nécessité de réformer non seulement l’organisation de la direction générale de la police nationale qui compte des postes stratégiques vaquant; mais aussi celle du ministère de la sécurité.

Sur ce dernier point, le commissaire Armiyao fait remarquer que le ministère de la sécurité de « façon général en terme d’effectif regorge de plus de 80% de policiers (…) paradoxalement dans le staff décisionnel du ministère et les fonctions de responsabilités ne se trouve aucun cadre policier ».

Concernant le déroulé de l’arrêt de travail prévu le 04 février, l’Unapol ne pipe mot. « Vous serrez édifiés » à répondu le commissaire Armiyao Zongo.

Toutefois une rencontre entre les policiers et le premier ministre est prévue cet après midi.

Ange L. Jordan MEDA

Infowakat.net

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