Elections couplées 2020 au Burkina : La CODEL dresse le bilan de sa participation

La Convention des organisations de la société civile pour l’observation domestique des élections (CODEL) a présenté, au cours d’une rencontre avec la presse et ses partenaires, le document sur les statistiques de sa participation aux élections couplées (présidentielle et législatives) de novembre 2020.

Dans sa quête de mettre à la disposition des acteurs des données statistiques fiables, le plus complet possible en lien avec la participation électorale, la Convention des organisations de la société civile pour l’observation domestique des élections (CODEL) a déployé 3000 observateurs sur le terrain et 500 observateurs piquets. Selon le président de la CODEL, Me Halidou Ouédraogo, ces agents ont collecté des informations dans les différents bureaux de vote où ils étaient en mission. « Cette démarche nous a permis d’avoir des chiffres et des tendances fiables, qui nous ont aidés même à participer à la facilitation du scrutin et à l’acceptation du résultat des votes », a-t-il indiqué.

Le président de la CODEL, Me Halidou Ouédraogo, a salué l’appui de son partenaire, l’ambassade de France au Burkina Faso.

C’est un travail qui a concerné les trois phases des élections : avant, pendant et après. Les chiffres dominent la littérature, ont prévenu les responsables de la CODEL. Sur le fichier électoral, ce sont 6 490 948 de Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur qui se sont inscrits. Parmi eux, il y a 3 039 913 femmes, soit 46,8 % des inscrits, et 3 451 035 hommes, soit 53,2 % des inscrits. Les moins de 35 ans sont 38,5%, a fait savoir Lydia Zanga, la secrétaire exécutive de la CODEL.

Selon les données de la CENI, sur une prévision de 6 490 948 électeurs inscrits, 5 893 406 dont les bureaux de vote ont pu ouvrir, ont été concernés par les élections ; 2 993 280 électeurs ont voté (intérieur et diaspora), soit un taux de participation 50,82%.

Donnée comparative entre les inscrits à l’intérieur du pays et le potentiel électoral.

« C’est une mine d’information assez importante »

Du côté des partenaires, le bilan est tout simplement satisfaisant. Selon Franck Lalanne, représentant de l’ambassadeur de France à cette activité, c’est un travail d’envergure, car on ne le trouve pas dans l’ensemble des pays. « Ce sont des données statistiques qui sont extrêmement riches d’enseignement à la fois pour la société, le gouvernement burkinabè pour les futures échéances électorales aussi pour les partis politiques », a-t-il affirmé.

Une vue des participants.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) emboîte la même trompette. « C’est une mine d’information assez importante » a déclaré Esther Somé, la secrétaire générale de la CENI. Ainsi, tout en félicitant l’initiative de la CODEL, elle a invité les différents acteurs à s’approprier ce document.
Séance tenante, des modifications ont été apportées pour peaufiner le document. Une fois finie, il sera rendu public, a promis la CODEL.

Cryspin Masneang Laoundiki
Lefaso.net

Related posts

Leave a Comment