Crise scolaire au Burkina : la réaction de l’UPC

Ceci est une déclaration de l’union pour le progrès et le changement (UPC) suite à la crise scolaire au Burkina Faso.

Depuis quelques semaines le système éducatif Burkinabé, notamment au niveau de l’Enseignement post-primaire et secondaire, traverse une crise qui devient de plus en plus inquiétante.

Les manifestations des associations d’élèves exigeant l’abandon des reformes des examens scolaires ont tournées en échauffourées dans plusieurs villes du pays entraînant des pertes en vie humaine et des blessés graves !

L’UPC déplore cette situation tragique et tient à présenter ses sincères condoléances aux familles éplorées et à souhaiter prompt rétablissement aux blessés.

Les réformes envisagées au niveau des examens scolaires (BEPC, BAC) sont mineures au regard des profondes réformes dont a besoin  notre système éducatif, pour répondre efficacement  à nos besoins de développement économique et social, notamment la lutte contre le chômage des jeunes.

Il est vraiment regrettable, comme l’a d’ailleurs déclaré le Chef de l’Etat, que pour des réformes qui ne rentreront en vigueur qu’en 2022, que l’on en arrive à des situations de violences, de destruction de biens publics et privés, d’attaque des symboles de l’Etat, causant des blessés et des pertes en vie humaine.

Il apparait incontestablement un déficit de communication entre le MENAPLN et l’association des élèves, ce qui expliquerait que malgré les explications du ministre en charge de l’éducation nationale et les assurances qu’il a données aux élèves  concernant  leurs inquiétudes légitimes, la crise perdure et prend de l’ampleur à certains endroits du territoire national.

L’UPC, tout en reconnaissant à la jeunesse son droit de revendiquer, condamne énergiquement les violences et les actes de vandalisme dont elle a fait montre au cours des différentes manifestations. Notre Parti appelle l’ensemble des acteurs à la retenue pour éviter le pire à notre système éducatif déjà ébranlé par les effets pervers de la COVID 19 et la crise sécuritaire.

Fait à Ouagadougou, le 26 mai 2021

Pour Le Bureau Politique National,

le 1er  Vice-président

Denis NIKIEMA

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