Crise du monde éducatif : Mathias Tankoano invite au dialogue

Le ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN), a rendu visite au président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) Mathias Tankoano. Les deux hommes ont discuté sur la tenue prochaine des assises nationales sur l’éducation. Aussi, ils ont abordé la question de la crise qui secoue le monde de l’éducation.

Le Pr Stanislas Ouaro continue sa série de consultations en vue de l’organisation des assises nationales sur l’éducation. En effet, il a effectué une visite au siège du CSC afin de solliciter l’accompagnement de la structure de Mathias Tankoano. Sur sa participation à la réussite de cette mission, le président du CSC, a d’abord encouragé le ministre sur sa démarche.

Pour lui, il était temps pour le « pays des Hommes intègres » d’avoir une telle rencontre pour réfléchir sur l’avenir des enfants. « Cela fait des années que tout le monde parle de la crise que vit l’éducation nationale, mais nous ne faisons rien. Pourrions-nous continuer dans cette manière d’enseigner du primaire jusqu’à l’Université ? Pourrions-nous continuer à former autant de jeunes qui sortent et sont confrontés à un problème d’emploi ? », a indiqué Mathias Tankoano.

Une étude du système éducatif s’impose alors, selon ses dires, car le monde éducatif a  des failles.

Pour sa part, le ministre en charge de l’éducation nationale, Pr Stanislas Ouaro,  a souligné que son département a déjà reçu des recommandations de la part du CSC allant dans le sens de la réussite de l’organisation des assises nationales sur l’éducation.

« Nous avons déjà reçu des commentaires et des suggestions. Des promesses nous ont été faites que certains conseillers vont travailler sur les TDR (termes de références) que nous avons transmis et bientôt, on nous reviendra. Il s’engage vraiment à nous accompagner », a laissé entendre le Pr Stanislas Ouaro.

Revenant sur la crise que traverse le monde éducatif par rapport aux réformes entreprises, le président du CSC a invité le ministre Ouaro à s’assoir autour de la table de discussion avec les différents acteurs afin « d’éviter une année blanche ». Pour lui, il est important de communiquer car « nous sommes dans l’ère de la communication ».

Débora DARGA (stagiaire)

Burkina24

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