Burkina: «Si on a pas nos parcelles, on ne vote pas», (B. TASSEMBEDO)

La coordination des femmes de la ville de Ouagadougou de la Coalition des associations pour la défense du droit au logement (CADDL) remonte au créneau pour déplorer la gestion chaotique du foncier ce 08 octobre 2020. Elle annonce une marche-meeting le 20 octobre 2020 pour réclamer l’accès à des logements décents au profit des couches les plus démunies.

Selon les propos Bibata Tassembedo, présidente de la coordination de la CADDL, plusieurs femmes sont engagées pour réclamer leurs droits aux logements. Pour elle, plusieurs d’entres elles sont victimes de pillage de parcelles, et pour cela, elles se disent « prêtes à s’engager auprès des hommes pour conquérir les parcelles détournés ou vendus illégalement et obtenir des logements décents ».

La question des parcelles a été longtemps une question politique, les femmes de la coordination ont fait savoir que les politiciens avant les votes promettent monts et merveilles, mais, une fois élus, « ils font la sourde oreille ».

« Si on a pas nos parcelles, on ne vote pas. Cela fait des années qu’on mobilise les femmes à voter et une fois au pouvoir, les dirigeants ne nous reconnaissent plus. En 2015, Ils sont venus solliciter nos votes en nous promettant des parcelles une fois élus. Mais jusqu’à présent rien n’est fait», (B. Tassembedo).

Les femmes de la coordination exigent du gouvernement, une réalisation d’audits  impliquant les associations qui lutte pour l’accès aux logements. Elles appellent aussi à la levée de la suspension des opérations de lotissement décidées en 2011.

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