Burkina Faso : Une étude pour déterminer la séroprévalence du Covid-19

Le ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, a lancé ce mercredi 18 août 2021 à Ouagadougou, l’étude de séroprévalence du Covid-19 au Burkina Faso. Cette étude sera conduite par l’Institut de recherche en sciences de la santé (l’IRSS) en collaboration avec des structures du ministère de la Santé.

Le Burkina Faso a enregistré ses premiers cas de Covid-19 le 9 mars 2019. Le pays semble relativement peu touché, contrairement à d’autres pays de la sous-région, avec 13 677 cas à la date du 15 août 2021, laissant croire que le pire est passé. Mais à en croire le ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, il n’existe pas de données pour le confirmer ou l’infirmer. Il indique qu’à ce jour, le nombre de tests de diagnostic pratiqués principalement à la demande ne permet pas d’avoir une idée précise de la charge de morbidité réelle de la maladie au Burkina Faso.

C’est pour donc avoir une idée beaucoup plus précise de l’étendue de la maladie au Burkina Faso, qu’a été initiée l’étude de séroprévalence du Covid-19. Cette étude qui couvrira les mois d’août et de septembre 2021, concernera les treize régions du pays, 8750 ménages et touchera environ 13 000 personnes.

Elle permettra de comprendre au niveau régional et national, quelle proportion de la population a déjà été en contact avec le virus du Covid-19, aidera à identifier les caractéristiques des individus qui sont le plus à risque de rentrer en contact avec le virus et ceux qui ont tendance à présenter les signes de gravité. Elle rassemblera également des informations sur les perceptions des populations concernant les vaccins contre le Covid-19, leurs appréciations des mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la maladie.

L’étude est conduite par une équipe de chercheurs de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS), en collaboration avec des structures du ministère de la Santé et le soutien technique et financier de Clinton Health Access Initiative (CHAI), la Fondation Bill and Melinda Gates, Africa CDC et du FONRID. À son issue, les résultats devront permettre au gouvernement de comprendre la charge de morbidité réelle du Covid-19, de planifier des stratégies de riposte future et de prendre des mesures d’interventions pertinentes.

« Cette étude répond à un besoin exprimé par le ministère de la Santé et l’ensemble des acteurs de lutte contre la Covid-19. Comme vous le savez, les tests que nous réalisons au quotidien ne permettent pas d’avoir une idée sur la prévalence de la maladie sur toute l’étendue du territoire. Les chercheurs se sont engagés pour proposer une méthodologie qui nous permet de dire à l’instant T, ce qui se passe dans le pays en matière de Covid-19, quelle est l’étendue de la question et du problème de façon chiffrée. Nous attendons beaucoup des résultats de cette étude et cela va nous permettre de prendre des décisions éclairées et de réorienter notre stratégie de riposte afin qu’elle puisse être pertinente », a laissé entendre le ministre de la Santé.

Il a donc invité les populations à réserver un bon accueil aux agents de santé qui passeront dans les ménages pour l’enquête et le prélèvement de sang afin de rechercher la présence d’anticorps dirigés contre le virus responsable du Covid-19.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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