Burkina Faso : Les promoteurs immobiliers rejettent la réforme de la loi portant promotion immobilière

Plusieurs associations et syndicats agissant dans la promotion immobilière, sont face à la presse ce mardi 13 juillet 2021, à Ouagadougou.  Ils désapprouvent la volonté du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville (MUHV), de valider les reformes de la loi portant promotion immobilière au Burkina Faso. La validation devra intervenir ce 15 juillet 2021, au cours d’un atelier.

Cet atelier fait suite à celui tenu à Manga du 31 mai au 05 juin dernier pour la relecture de la loi en vigueur. Pour Roger Nikiema, porte parole des associations,  le ministère dirigé par Maître Benewendé Stanislas Sankara avance comme arguments la vente de terrains nus, la non viabilisation des sites, l’accaparement du foncier rural à des fins de promotions immobilières, pour la révision. À cela s’ajoute la démesure des superficies et les délibérations irrégulières des conseils municipaux sur les superficies.

Les promoteurs immobiliers estiment que l’actuelle loi en son article 2 leur donne l’autorisation de la vente des  terrains nus. Concernant la non viabilisation dont il est question, Roger Nikiema et ses collègues pensent, qu’il ne saurait y avoir de viabilisation sans autorisation de lotir, provenant du MUHV.

Sur la question cruciale de l’accaparement du foncier rural aux fins de promotion immobilière, Florentin Kafando est catégorique. Il explique qu’ils viennent en 4ème position, après les agro-business man, les sociétés industrielles et minières, et enfin les particuliers. Pour la démesure des superficies, les conférenciers disent qu’il n’existe aucun texte limitant la superficie des terrains destinés aux opérations d’urbanisme en zone urbaine.

En somme le porte parole note qu’ils ne sont pas au fond ‘’ hostiles à l’idée de reforme, seulement nous militons pour une reforme juste et équilibrée ‘’. À l’unanimité, les promoteurs immobiliers affirment que si ces réformes passent, ils seront dans l’obligation d’abandonner leurs activités.

Au cours des débats, Roger Nikiema se plain de la lenteur administrative au niveau du ministère, et cela empiète énormément selon lui, sur le démarrage de leurs activités. En ce qui concerne l’atelier Manga, il martèle que ‘’ le ministère n’est pas de bonne foi avec les promoteurs immobiliers, et il y a  un agenda caché ‘’.

Jean Narcisse KOUDOU

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