Burkina : 60 ans d’indépendance, quel bilan ?

Le 05 août 1960, le président Maurice Yaméogo proclamait l’indépendance du Burkina Faso. Désormais, la Haute-Volta est au commande des natifs de la nation. 60 ans après, la question de la vraie indépendance taraude les esprits. Sommes nous vraiment indépendant, la majorité des burkinabé restent septiques. La plupart pense que de nombreux efforts restent à fournir pour accéder à un réelle indépendance.

« Nous ne sommes pas vraiment indépendant, l’indépendance doit y être à tous les niveaux, sinon ce n’est pas une vraie indépendance. Quand on regarde lors de certaines attaques, il faut attendre l’intervention d’armées étrangères pendant que notre armée est là et elle ne peut pas intervenir », affirme Emmanuel Ouédraogo commerçant à Wemtenga.

Pour Adama Tapsoba, la proclamation de l’indépendance était un leurre. Ceux qui nous dominaient ont changer leurs manières de le faire. Ils se cachent derrière notre soit disant indépendance pour s’imposer sans qu’on ne puisse les démasquer. « C’est comme si on nous a flatté qu’on a la liberté alors que nous n’avons pas la liberté », dit-il.

« On ne peut pas dire qu’on est vraiment indépendant. Des décisions sont prises mais, on sent toujours la main mise des puissances étrangères » , déclare Rasmata Zoungrana étudiante en pharmacie

Qu’est ce qu’il faut pour une vraie indépendance ?

Yamba Ouedraogo pompiste pense qu’il faut une synergie d’action des autorités et du peuple burkinabés. « C’est parce qu’on ne travaillent pas ensemble et ne se soutiennent pas que nous avons tout ces problèmes » .
Pour Adama Tapsoba, on doit chercher l’autosuffisance dans tous les domaines. « Nos terres regorgent d’énormes ressources et on doit miser sur la formation de la ressource humaine afin de prendre en mains la gestion totale du pays ».

« Pour une bonne indépendance, il faut arrêter de demande tout le temps de l’aide extérieure. Nous devons être autonome et fonctionner avec ce qu’on a », argue Rasmata Zoungrana.

Quant à Emmanuel Ouedraogo, pour une bonne indépendance, il faut un président dictateur et révolutionnaire.

Armella Kibtongo (stagiaire)
Infowakat.net

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