48 heures du résident dans le pôle urbain de Bassinko : Réflexion sur le vivre ensemble

La deuxième édition des 48 heures du résident dans le pôle urbain de Bassinko a ouvert ses portes le samedi 7 mars 2020 et ce, jusqu’au 8 mars, à Ouagadougou. Organisée par l’association des résidents de la cité de Bassinko, la cérémonie d’ouverture a été parrainée par Frank Kansie, le représentant du ministre des infrastructures.

Après le succès de la première édition en juin 2018, l’Association des résidents de la cité de Bassinko (ARCIBA) a choisi de renouveler en 2020. La présente édition est placée sous le signe du vivre ensemble dans le pôle urbain de Bassinko : enjeux et défis. L’objectif est de poser une profonde introspection pour identifier les goulots d’étranglement et de jeter les bases d’une solidarité agissante afin de hisser la cohésion, la paix et la fraternité au firmament des espérances communes.

Ces deux jours, les 7 et 8 mars 2020, seront meublés par des communications, un cross populaire et aérobic, un match de football. Des compétitions de damier, de scrabble, de jeu de carte, de pétanque et une rue marchande sont également inscrits au menu. De plus, l’association organise en partenariat avec la jeune chambre Ouaga Golden, une opération de dépistage du cancer de sein et du col de l’utérus. L’hôpital Tingandogo apporte aussi sa contribution à travers des consultations gratuites.

Les invités lors de la cérémonie d’ouverture

En cette veille de la Journée internationale des droits de la femme, le président de l’association a souhaité une bonne fête à toutes les femmes du Burkina Faso et invité les résidents de la cité ainsi que tous les amis de Bassinko à se mobiliser pour faire de ces 48 heures une réussite. Aboubacary Barro en a profité pour porter haut les préoccupations des habitants ; parmi lesquelles le mauvais état de la principale route d’accès à la cité qui, faut-il le rappeler, est un cauchemar pour les résidents. Il y a également les difficultés d’accès à l’eau potable.

« A l’approche de chaque saison, c’est l’angoisse pour les familles car c’est une vraie corvée que de trouver de l’eau. On a fini par intérioriser la triste réalité que l’eau ne vient que dans la nuit, à tel point que personne n’ouvre son robinet en pleine journée… Aujourd’hui, Bassinko fait partie des zones qui sont toujours ravitaillées en eau par des citernes », a-t-il expliqué.

L’ARCIBA a été crée en 2015 par la volonté des résidents

Il a aussi évoqué un problème crucial concernant la construction d’un marché car ils assistent constamment à des installations anarchiques de boutiques. A cela s’ajoutent l’absence du commissariat de police et l’inexistence d’une maison de la femme, etc. En dépit de toutes ses difficultés, Bassinko est un pôle urbain qui se construit. Mieux, selon le représentant du maire de l’arrondissement N°8, elle n’a rien à envier aux autres cités comme Ouaga 2000. Parce que c’est l’une des cités où on peut encore sentir la chaleur humaine. Toutefois, Stéphane Bayala a invité la communauté à s’engager, main dans la main, à faire de leur arrondissement un havre de paix.

Le thème de la 2e édition est plus qu’interpellateur, selon le représentant du parrain

S’exprimant au nom du ministre des infrastructures, Frank Kansie a loué l’initiative de la création de l’ARCIBA et indiqué qu’elle permet sans doute d’interagir avec les partenaires, mais surtout d’offrir une instance avec laquelle, toute personne intéressée pourra discuter. Sur les préoccupations soulevées, il a promis de les transmettre à qui de droit. Le comité d’organisation a associé les enfants à la 2e édition des 48 heures du résident de la cité de Bassinko à travers un jeu concours de rédaction sur la thématique du vivre ensemble. 41 élèves du primaire y ont pris part.

Les lauréats du jeu concours

Au finish, cinq ont été primés. Le premier prix est revenu à Téwéfo Renaud Yadio, élève en classe de CM2 à l’école Bassinko cité. Son prix est composé d’un vélo d’une valeur de 65 000 F CFA, un roman, un livre de grammaire et de mathématique, un polo plus un sac.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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