ouaga (1)Un mort et deux blessés amputés, l’un du bras, l’autre du pied. C’est le bilan macabre résultant d’accidents causés par des camions de transport de minerai et d’agrégats. Ces véhicules de marque Iveco, livrés en juin 2015 et mis en circulation en juillet de la même année par leur acquéreur, en l’occurrence COTRADIS SA,  ont été affectés au transport de clinker et du minerai de zinc entre Abidjan et Ouagadougou. Mais deux mois ont suffi pour que les camions commettent des dégâts irréparables, contraignant COTRADIS SA à les immobiliser sur plus de deux années. Après les anomalies détectées sur les véhicules de marque IVECO et vendus par Fenie Brossette Côte d’Ivoire, ce ne sont pas moins de cinq accidents qu’ils provoqueront, tuant un conducteur et blessant d’autres, blessures qui ont nécessité des amputations. Toutes choses qui ont amené COTRADIS SA, après l’immobilisation des camions, faire diligenter des expertises dont les résultats ont été hallucinants: «En réalité, les véhicules qui lui avaient livrés n’étaient pas des camions tracteurs à l’origine, comme convenu, mais plutôt des porteurs modifiés en camions tracteurs et ce, sans certification du constructeur et sans respect de la «Directives pour la transformation et le carrossage des véhicules» prescrite par le constructeur IVECO.

Tirant les conséquences de ce montage presque parfait, qui lui a causé des préjudices matériels et moraux et ont surtout terni son image dans un environnement pourtant très concurrentiel, COTRADIS SA a alors saisi le tribunal de commerce d’Abidjan en Côte d’Ivoire. Cette action en justice était «aux fins d’annulation du contrat de vente des 20 camions pour dol et de condamnation de Fenie Brossette Côte d’Ivoire et de Fenie Brossette BD à lui payer des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi». S’en est suivi une longue bataille judiciaire, ponctuée d’expertises et de contre-expertises qui, finalement, ont débouché sur une condamnation de Fenie Brossette Côte d’Ivoire solidairement avec Fenie Brossette Maroc et du fait de la perte subie par COTRADIS SA d’un de ses conducteurs,  de l’immobilisation d’une bonne partie de la flotte etc. COTRADIS compte faire appel de cette condamnation à minima qu’un précédent expert commis par le tribunal avait évalué en plus élevé.

L’affaire semble loin d’être réglée car, de source proche des parents de la victime et des blessés, ceux-ci s’apprêtent à ester en justice en même temps que l’assureur des camions, au pénal, contre les dirigeants légaux de Fenie Brossette Côte d’Ivoire et IVECO solidairement avec leurs compagnies respectives qu’ils identifient comme les responsables de leur malheur. Affaire à suivre donc…

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