salifou-dialloLéonce Sanon est sociologue de formation. Il est aussi député à l’Assemblée Nationale, membre du bureau de l’Assemblée Nationale et fait partie du groupe parlementaire MPP (Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Le secrétaire Général sortant de la section du Houet du MPP a encore dans ses souvenirs, un an après son décès, le défunt président du parlement burkinabè, Salifou Diallo. Entretien.

Burkina24 (B24) : La date du 19 août 2018 marque le premier anniversaire  de la mort de l’ancien président de l’Assemblée nationale Salifou Diallo. Que retenez-vous de l’homme ?

Léonce Sanon (L.S) : Prions toujours pour le repos de l’âme de l’illustre disparu. Il mérite encore et toujours nos hommages. Il continue de vivre encore dans la mémoire des Burkinabè. C’est comme s’il n’était pas mort.  Je retiens personnellement de ce grand homme le mythe de la grandeur politique, un digne combattant qui a toujours travaillé sans relâche, même au prix de sa santé pour construire son pays qu’il a tant aimé.

Je me souviens encore comme si c’était hier, de sa dernière tournée terrain dans l’ouest du pays en fin juillet-début août 2017 (Tuy, Houet, Comoé, Léraba et Kénédougou) pour « galvaniser ses troupes » et encourager les camarades politiques. Il est rentré de cette tournée visiblement très abattu. C’est juste après cette tournée qu’il a effectué son voyage à l’extérieur sans jamais nous revenir.

Le président Salifou Diallo a été un vrai leader. Comme on le dit souvent, « le leader, c’est celui qui donne envie de le suivre » ! Beaucoup avaient effectivement envie de suivre le regretté dans son combat. C’est l’homme des victoires. Il avait un franc parlé, il était craint, adulé et respecté. Bref, il y a beaucoup à dire sur cet homme, mais je pense avoir touché l’essentiel que je retiens du l’illustre disparu.

B24 : Pouvez-vous énumérer les domaines d’activités dans lesquels Salifou Diallo s’est investi dans la commune de Bobo-Dioulasso ?


Le député Léonce Sanon (DR)

L.S :  Pour avoir fait plus de 30 ans dans des postes politiques, Salifou Diallo n’a pas seulement travaillé pour la ville de Bobo-Dioulasso, mais pour le Burkina Faso tout entier. Les grands chantiers ouverts sous son leadership dans les provinces sont, entre autres,  le barrage de Samendeni, la redynamisation de l’école des Eaux et forêt de Dinderesso, l’appui à l’entreprenariat dans plusieurs domaines sans oublier les agriculteurs qui le citaient comme exemple pendant la campagne électorale passée. Salifou Diallo, c’était aussi l’homme des femmes et des jeunes dont il défendait constamment  les causes.

Du point de vue social, la venue de Salifou Diallo à Bobo a toujours été un évènement de taille. Je peux même dire que « chacun trouvait son compte ». Il faisait taire beaucoup de contradictions et ramenait les gens à la cohésion. En tant que président du parti, il veillait au respect des principes et règles de la vie organisationnelle et donc de son parti.

B24 : Selon vous, quelle est l’œuvre la plus importante réalisée par Salifou Diallo ?

L.S : A mon avis c’est son combat pour l’approfondissement de la démocratie. C’est son combat pour l’épanouissement du peuple. C’est visiblement sur ce terrain de combat qu’il perdra la vie. Que de son au-delà, il entende et reçoive les hommages les plus mérités !

B24 : Avez-vous connaissance de certains projets dont la réalisation  a été empêchée par la disparition du défunt ? Si oui, dans quelle mesure le Burkina pourra-t-il accompagner ces projets ?

L.S : Les projets demeurent ceux pour lesquels il s’est toujours battu avec ses coéquipiers du pouvoir, notamment le souci de mettre en œuvre le programme présidentiel de camarade de lutte Roch Marc Christian Kaboré « Bâtir avec le peuple un Burkina Faso démocratique, de progrès économique et social, de liberté et de justice ». Ce combat continue et les résultats sont déjà visibles et palpables sur le terrain au plan social, économique et politique.

Je retiens également qu’il avait pour ambition de faire de l’Assemblée Nationale, une institution forte digne de ce nom. C’est le cas, et le pari continue après sa disparition.

B24 : Un mot pour terminer cet entretien ?

LS : Demeurons toujours dans la prière  pour le repos de son âme. Prions pour sa famille et ses proches pour un lendemain meilleur. Que Dieu bénisse notre pays le Burkina Faso. Que la paix, la santé, l’amour, le pardon, la solidarité nous habitent tous.

Bonne fête de Tabaski à tous les fidèles musulmans du Burkina Faso !

Propos recueillis par Aminata SANOU

Correspondante de Burkina24 à Bobo-Dioulasso

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