ramasCher Wambi, le slam est un genre musical qui est en train de prendre de l’ampleur au Burkina Faso au point que c’est devenu courant de voir des slameurs prester lors de cérémonies officielles ou privées. Parmi ces artistes maniant à merveille la parole et les vers, il y a Rama la Slameuse. Elle officie dans le genre depuis une dizaine d’années.

Outre ses textes, cette femme s’est fait remarquerrécemment à Bobo-Dioulasso où elle était en déplacement pour la préparation de son concert qui devrait se tenir courant juillet 2018 : on se rappelle qu’à son arrivée, elle avait été accueillie en véritable star par des centaines de personnes à l’entrée de la ville de Sya ; on se souvient surtout de sa décision d’offrir le hadj, le pèlerinage à la Mecque, à une quinzaine de fidèles musulmans (15 femmes et 1 homme) pour la coquette somme de 36 millions de nos francs.

Visiblement, cette Rama n’est pas comme beaucoup d’artistes de notre pays. Elle roule dans un véhicule cossu et en plus elle est financièrement généreuse.

Du coup, nombreux sont ceux qui se demandent d’où proviennent ses fonds. A cette question elle a toujours répondu qu’en plus du slam qui est sa passion, elle fait le commerce.

Mais, cher cousin, cette réponse apparemment ne satisfait pas la police puisqu’hier jeudi dans la matinée, des policiers ont visité le domicile de Rama la Slameuse. Suite à cette descente, tout son staff a été interpellé et convoyé à la direction de la police des mœurs et des stupéfiants sise non loin du commissariat central de Ouagadougou, côté est du grand marché.

Au cours de cette brève interpellation, les «hommes de Rama» ont été questionnés essentiellement sur la provenance des fonds de leur patronne.

Mise au courant de l’affaire en début d’après-midi, la slameuse s’est rendue sur les lieux afin de savoir ce qui se passe et de manifester son indignation et son incompréhension.

Hier, tous ceux qui avaient été interpellés ont été libérés. Mais est-ce la fin de cette histoire ? Attendons de voir.

L´Observateur Paalga