Simon-le-pistolero-225x300Depuis que cette affaire de vidéo du ministre d’Etat, ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, est devenue une affaire nationale et internationale par le biais de la toile et que l’acteur principal s’en défend en se confiant au Très-Haut tout en affirmant son analphabétisme en matière d’utilisation TIC, moi Mounafica j’ai mis mes antennes sur le dossier.

Tout d’abord, une inspection minutieuse du domicile du député hôte de la délégation protectrice du ministre afin de savoir s’il n’y avait pas de caméra de surveillance qui aurait filmé la scène. Rien de ce côté. Il a fallu filer la garde rapprochée du ministre au cas où un des éléments serait en possession d’un smartphone qu’il aurait utilisé pour faire la vidéo du ministre. Là aussi rien à signaler. Et du côté du service de presse ministériel? Les antennes ont même assuré que la vidéo n’a pas été réalisée par un communicant du ministre. Mais alors qui donc a pu bien être là ce jour pour faire la vidéo avec le consentement du ministre car des spécialistes vidéastes ont affirmé que le ministre parlait en s’adressant au caméraman, donc les images n’ont pas été volées? C’est presqu’au bord du découragement que l’idée est venue d’aller dans la famille pour savoir si ce jour-là un des membres n’avait pas un téléphone muni de caméra. Et voilà, c’était le bon tuyau.

En effet, la visite du ministre a été filmée par un des enfants du député, juste pour immortaliser la scène. Pas plus, nous a-t-on assuré. Seulement voilà, les jeunes aiment le ‘’bluff’’, comme on dit.

L’enfant du député, un jour, a, comme dans un amusement, ‘’forwardé’’ la vidéo à un de ses amis qui serait d’ailleurs hors du Faso, histoire de démontrer que leur maison a reçu la visite d’une haute personnalité, le ministre de la Sécurité himself. Et voilà, d’une affaire d’épater un pote, la vidéo s’est retrouvée sur la toile et au mauvais moment pour le ministre Simon Compaoré, les policiers étaient en grève.

La lecture a donc changé. Au lieu du ministre soucieux de la sécurité des policiers, voilà Simon Compaoré qui parade dans un domicile familial avec une arme de guerre et un gilet anti-balles comme s’il revenait du Nord Burkina. On comprend alors pourquoi il a dit aux journalistes qu’il est analphabète en matière de TIC et que les uns et les autres savent combien on peut détourner l’utilisation d’une vidéo sur la toile.

Ce qui est constant, c’est que Simon n’a pas nié l’authenticité de la vidéo comme ce fut le cas des écoutes téléphoniques entre Soro et Bassolé au commencement de leur affaire. Les journalistes sont donc prévenus. Après cette affaire qui devrait en fait emporter le ministre Simon Compaoré, s’il reste en poste, les utilisateurs de téléphones portables pour les reportages auront certainement des problèmes avec lui quand ils vont essayer de l’interviewer avec ces outils.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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