couple (1)Une relation de couple stable est un facteur de longévité heureuse, le fait a même été prouvé scientifiquement. Un couple ayant fêté ses noces de porcelaine (vingt ans de mariage), d’argent (vingt-cinq ans) ou de perle (trente ans) pourrait s’estimer bien parti pour vieillir ensemble. Ce n’est pourtant pas le moment de s’endormir sur ses lauriers.

En 2007, près du tiers des divorces concernaient des mariages vieux de vingt ans ou plus. Évidemment, si chacun attendait que les enfants aient grandi pour pouvoir se séparer, il n’y a pas grand-chose à faire. « Il ne faut pas trop d’erreur de casting, confirme Marie-Claude Gavard, psychiatre, psychanalyste et psychothérapeute. Un couple doit se bâtir sur des affinités, des valeurs communes, car c’est ce qui dure une fois retombée la griserie des premiers temps. » Mais cela ne suffit pas non plus. La preuve : combien de couples se consacrent en priorité à leurs enfants, en oubliant de nourrir leur intimité conjugale, et se rendent compte qu’ils ne partagent plus rien lorsqu’ils se retrouvent face à face ?

1 Se rappeler ce qui nous a charmée chez lui au début, ce qui nous émeut et nous plaît encore aujourd’hui. Histoire d’avoir de nouveau envie de le séduire et de le toucher. Rester physiquement proches est important : se prendre la main, s’embrasser, pas machinalement mais en ayant à l’esprit combien sa présence nous est essentielle, et avec l’intention de le lui montrer.

2 Relancer le dialogue. Le moment est venu de faire le point, chacun doit pouvoir exprimer ses émotions, ses attentes et ses frustrations. Si ce que demande l’autre est indispensable pour lui et pas insupportable pour soi, il faut l’accepter. C’est reconnaître que sa manière de voir est aussi respectable que la nôtre.

3 Oublier l’agressivité. Le pire n’est pas la routine, mais les reproches perpétuels. La critique met l’accent sur les mauvais aspects de la personnalité de l’autre et nie ce qu’il y a de bon chez lui. On peut dire ce qui nous gêne sans que cela ressemble à une condamnation.

4 Ne pas le considérer comme un meuble. L’amour n’est pas un état passif, mais un art de vivre : partager ce qui peut l’intéresser, faire attention à lui, à ce qu’il dit, pointer le positif et lui dire quand il nous rend heureuse.

5 Se rappeler que l’amour est comme un feu de bois, auquel il faut sans cesse rajouter des bûches. De petits gestes quotidiens alimentent plus sûrement le brasier que les grands moments d’exaltation : un message tendre ou drôle sur la table du petit déjeuner, un compliment, son plat préféré…

6 Multiplier les activités à deux. Pour restaurer la complicité perdue, rien de tel que de se donner rendez-vous à l’extérieur, comme aux premiers temps. Les études menées par le psychologue Arthur Aron, de l’université de New York, montrent que le simple fait d’introduire un peu de fantaisie (essayer un nouveau resto, suivre ensemble un cours de peinture) peut suffire à raviver la flamme.

7 Avoir des projets communs, mais pas tous. Trop de proximité entrave le désir. D’où la nécessité de se laisser un peu d’espace, d’équilibrer activités propres et communes, d’alterner tête-à-tête et sorties avec des amis.

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