bitumLe 9 août 2018, le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) a fait un contrôle technique des enrobés bitumineux de l’Avenue Larlé Naaba. En attendant les résultats  du  laboratoire sur les matériaux prélevés 72 heures après le bitumage, tout est bon. Le sablage, le compactage, la température du mélange sont, selon le directeur des Etudes géotechniques du LNBTP, Ali Sana, aux normes.

 

 

Depuis quelques mois, la voirie de Ouaga fait petit à petit peau neuve. Dans certains arrondissements, des engins lourds sont  toujours à l’œuvre. Le jeudi matin, le labo en charge des travaux publics a donné  rendez-vous aux hommes de média au rond-point du 2-Octobre pour un contrôle technique des enrobés bitumineux de l’Avenue Larlé Naaba, qui va du 2-Octobre à l’embranchement de l’échangeur du Nord. Mais pour des contraintes techniques, l’entreprise qui exécute les travaux, Globex Construction, l’a reprogrammé pour midi. En effet, pour des travaux de renforcement de la voirie de Ouagadougou, le Laboratoire des travaux publics a été commis par le ministère des Infrastructures pour s’assurer du contrôle de qualité des enrobés bitumineux. Ali Sana, directeur des études et du contrôle géotechnique, et son équipe y ont fait le déplacement. L’équipement de l’atelier, qui comprend un finisseur, deux camions ben, une bouille, un compacteur à pneus et un autre à rouleau lisse vibrant vrombit à plein régime. Les ouvriers, munis de balais, donnent les derniers coups à la couche de base. « Ici, on a un revêtement en béton bitumineux », nous apprend Ali Sana, le directeur des études du laboratoire. Mais pour  les profanes que nous sommes, cela reste obscur dans notre esprit. Mais lui sait où il met les pieds. Il est là pour s’assurer que le travail se fait dans les règles de l’art. Avec un thermomètre il examine le bitume sous le regard des journalistes qui lui assènent à chaque action des questions. « Le mélange doit avoir une température qui se situe entre 130 et 165 degrés. Ici, elle avoisine 150 », relève Ali Sana.  L’équipe du LNBTP, qui suit les travaux de revêtement de l’avenue, s’assure que le produit utilisé répond aux caractéristiques techniques prescrites dans le cahier des charges.

 

Tout au long de l’exécution du chantier, ils ont supervisé l’étalage de la couche de base, de la couche d’accrochage, le sablage. « L’épaisseur après compactage doit être de 5 cm  pour que la voie  puisse résister aux grandes sollicitations des usagers et  empêcher  l’infiltration de l’eau », fait-il remarquer. Afin de rendre ce travail de terrain complet, le laboratoire national du bâtiment et des travaux publics prévoit de faire des prélèvements sur le bitumage  72 heures après des examens en labo.

 

Au terme de cette journée de contrôle de la qualité des enrobés bitumineux, le directeur des Etudes géotechniques atteste de la qualité de la voie.

 

 

Lévi Constantin Konfé

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