viol-3En traversant la ville de Koupéla la semaine dernière, une horrible information est tombée dans l’oreille de Kantigui. Elle vient du milieu des enseignants. Il s’agit, en effet, d’un jeune instituteur, vivant avec une femme et père d’un enfant, qui a violé son élève, une fillette de 12 ans. Les faits, selon les sources de Kantigui, se sont déroulés au cours de cette même semaine à Nioughin, dans la commune de Baskouré, province du Kourittenga. Malheureusement, pris par le temps, au vu de l’urgence du motif de son voyage, Kantigui n’a pas pu avoir assez de détails sur le scénario de l’évènement. Néanmoins, il a été rassuré que l’auteur du forfait a été mis aux arrêts et conduit à la brigade de gendarmerie de Koupéla pour être mieux entendu par les pandores dans l’optique d’une probable suite de l’affaire.
Commissariat de police de Boulmiougou :quels sont les horaires de travail ?
Kantigui, qui a estimé que son cousin a l’âge d’avoir une Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) était heureux de l’accompagner au commissariat de police de Boulmiougou, à Ouagadougou, le mercredi 21 décembre 2016 pour l’établissement de ladite pièce. Arrivé sur les lieux aux environs de 9 heures, Kantigui, après avoir expliqué au policier chargé de délivrer les documents entrant dans ce cadre, la raison de sa présence, a été étonné de la réaction de ce dernier. «On a arrêté le travail pour aujourd’hui», lui a-t-il répondu sans la moindre souplesse. Kantigui a voulu savoir la raison de l’arrêt du travail si tôt le matin. Mais c’était sans compter avec le manque d’envie de communiquer de son vis-à-vis. «Mon type, ici nous n’avons pas d’heure pour arrêter le travail et nous travaillons comme nous voulons», a-t-il rétorqué, en effet. Kantigui qui a été surpris de cette réaction estime que le commissariat ne devrait pas fonctionner sans un emploi de temps bien ficelé pour l’établissement des pièces d’identité. Il n’est pas du tout contre une organisation interne pour mieux fonctionner mais pense qu’il est nécessaire de communiquer là-dessus avec les usagers du service. Il faut aussi plus de courtoisie, selon Kantigui. Il invite donc les responsables de cette structure à revoir leur copie afin d’éviter ce genre de désagréments.
Quartier Tanghin de Ouagadougou : une fumée étouffe des riverains
Il est revenu à Kantigui que depuis près de trois semaines, les habitants du quartier Tanghin de Ouagadougou, surtout ceux qui sont vers le cimetière, vivent dans une atmosphère polluée en permanence par une fumée très opaque. Selon ce qui a été rapporté à Kantigui, les acteurs de cette pollution sont deux importantes sociétés de la place. L’une incinère les déchets de ses productions dans le cimetière et l’autre sur un site qu’elle a acquis pour des réalisations où elle stocke déjà des marchandises. La source de Kantigui lui a confié que la population en souffre énormément et que si rien n’est fait, la situation fera beaucoup de malades. «Nous avons du mal à dormir la nuit et souvent, au réveil, le salon est plein de cendre», a souligné cette source. En se confiant à Kantigui, son confident espère toucher les autorités municipales afin qu’elles trouvent une solution au problème qui devient de plus en plus inquiétant.
Explosion de voiture à Tambolo : mystère sur les trois autres victimes
Kantigui, en villégiature, cette fois-ci, dans la région du Centre-Sud pour découvrir les merveilles de cette partie du Burkina a voulu s’informer sur la voiture qui a explosé la semaine dernière au niveau du village de Tambolo, à une dizaine de Km de Pô. Un accident qui avait fait au moins quatre morts, selon le chef de bureau régional de Sidwaya à Pô. Mais, il lui est revenu qu’à part le chauffeur qui a été officiellement identifié, les autres restent toujours dans l’anonymat, du moins pour les populations. En effet, le défunt chauffeur se nomme Mouftalif Sedogo. Il est le fils du président de l’Organisation des transporteurs routiers du Faso (OTRAF), section de Pô, Boukari Sedogo. Aucune autre famille n’a fait signe, a confié la source de Kantigui qui dit s’exprimer sous contrôle des forces de sécurité. Une situation qui fait planer le mystère sur ces victimes. Qui sont-elles ? D’où venaient-elles et où allaient-elles ? se demande Kantigui qui espère que les langues vont se délier pour en donner plus de précisions. Par ailleurs, Kantigui a appris que trois jours après le drame, un camion chargé d’oignons qui se rendait au Ghana s’est renversé au même endroit.
Axe Dori-Kaya : des postes de contrôle sans policiers
Kantigui, de retour d’un voyage sur Dori, la semaine dernière, a constaté des défaillances dans le contrôle des usagers de la route, surtout la nuit. En effet, il s’est aperçu qu’à certains endroits, c’est juste un triangle de sol et un bâton lumineux qui sont déposés juste pour indiquer le poste de contrôle sans qu’il y ait d’agent pour le faire. A chaque fois qu’il voyait la plaque annonçant la présence de la police, il ralentissait pour se faire contrôler mais personne pour le faire. Après la sortie de Dori, c’est à l’entrée de Kaya qu’un contrôle en bonne et due forme a été administré à Kantigui et ses compagnons. En cette période où les attaques terroristes se répètent  dans le Sahel, particulièrement, Kantigui lance un appel aux autorités du pays pour le renforcement des équipes pour un contrôle plus rigoureux de la zone.
Dassasgho : alerte santé
Kantigui, à travers ces lignes, lance une alerte au ministère de la Santé et à toutes les compétences pour sauver des vies. Il s’agit d’attirer l’attention par rapport à une pratique qui a cours à Ouagadougou, précisement dans la zone de Dassasgho. Une structure agissant dans le domaine de la lutte contre les hépatites est en train de prêcher le faux aux patients qui viennent vers elle. Le coordonnateur de ladite structure, selon les informations détenues par Kantigui séjourne actuellement à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) pour exercice illégal de la profession de médecin. Mais au lieu de fermer la “boîte à sous” pour sauver les patients qui la fréquentent, Kantigui a constaté que le travail se poursuit avec “l’intérimaire”. Les patients dépistés négatifs sont vaccinés à des doses «supposées normales». Ceux qui doivent rencontrer le “médecin” coordonnateur reçoivent la fausse information selon laquelle l’intéressé est allé en formation à Dakar et reviendrait dans un mois. Du coup, des milliers de Burkinabè qui étaient suivis par celui-ci dans leur traitement ne semblent pas être au courant de la détention du “médecin”.  Ils l’attendent avec le risque de trépasser s’ils ne sont pas rapidement pris en charge.
Kantigui interpelle qui de droit. Il faut venir en appui à l’Ordre des médecins qui avait prévenu le coordonnateur sur l’illégalité de son activité. Ayant fait la sourde oreille parce que l’activité génère d’importantes ressources financières, il a finalement été déposé à la MACO. Mais le problème n’est pas totalement reglé car le centre reste toujours ouvert au public qui est totalement ignorant de la réalité.
Kantigui qui a voulu mieux comprendre a appris que le coordonnateur autoproclamé “médecin” est en réalité un homme qui a achevé ses études mais n’a jamais soutenu une thèse dans le domaine de la grastro-entérite. Par conséquent, il n’a aucune compétence pour soigner les hépatites. Celui qui gère les affaires à son absence n’est pas non plus compétent en matière de santé. Il y a donc problème. Kantigui, convaincu que rien ne vaut la vie espère que des dispositions seront prises pour éviter que des patients ne succombent dans l’attente d’un retour incertain de leur soignant.
Kantigui
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Sidwaya