Les policiers radiés de 2012 ont manifesté leur mécontentement à travers une marche de protestation devant la Direction générale de la Police pour exiger leur réintégration au sein de la Police nationale. C’était le mardi 10 janvier 2017 à Ouagadougou.

Les policiers ont manifesté pour leur réintégration
Les policiers radiés ont manifesté pour leur réintégration

 

 

 

 

 

 

Après plusieurs tentatives vaines de se voir réintégrés au sein de la Police nationale, les policiers radiés de 2012 ont décidé de ne plus rester inactifs. «Nous ne voulons plus traîner à expliquer le problème aux gens qui se désengagent, se désolidarisent, des gens qui ne veulent pas nous aider à résoudre notre problème», a déclaré le chargé à la mobilisation des 136 policiers révoqués, Oumar Junior Baoro. Pour lui, les policiers révoqués rencontrent beaucoup de difficultés et, dit-il, «nous sommes obligés de lutter, parce que nous avons compris que seule la lutte peut nous permettre de sortir de cette situation, vu que les gens sont sourds ou font semblant d’être sourds».

Le lieu était quadrillé de policiers
Le lieu était quadrillé par des policiers

Ainsi, ils ont rencontré le Directeur général de la Police nationale pour lui faire part de leur intention de rencontrer le président du Faso afin de lui exposer le problème, vu que le ministre en charge de la Sécurité s’est déclaré incompétent dans le dossier. «Le DG nous a dit qu’il va voir le ministre parce que la chose est hiérarchisée. Nous allons patienter, mais si on se rend compte que c’est des messages politiques, nous allons montrer que la devise de Thomas Sankara, la Patrie ou la mort nous vaincrons, vit toujours», a indiqué le chargé de communication des policiers radiés, Arnaud Francis, Kinano qui a prévenu. «Même s’il y aura des cadavres parmi nos éléments, nous préférons mourir que de vivre ce que nous vivons».

De l’avis de M. Baoro, les policiers radiés font beaucoup d’efforts, car «si le pays est tranquille aujourd’hui, c’est parce que tous les fils du Burkina ont décidé ensemble qu’il en soit ainsi». De ce fait, a-t-il souligné, «il ne faudrait pas que l’on pousse les gens à vouloir se comporter comme des délinquants, car ce sont les frustrations qui les amènent à se comporter d’une manière inacceptable».

Il a donc rassuré que ses éléments vont  lever le dispositif suite à la demande du Directeur général et se mettre à côté en attendant de voir la suite des événements.

Nous avons voulu rentrer en contact avec le Directeur général de la police nationale, Lazare Tarpaga, pour recueillir ses impressions, mais étant en réunion, nous n’avons pu le voir.

A l’instar des policiers radiés, les militaires dans la même situation se sont mobilisés à la Place du Grand lion pour inviter la hiérarchie à se pencher sur leur problème qui dure depuis 5 ans.

Madina Belemviré

http://lesechosdufaso.net/

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