violence (1)Kantigui a eu la chair de poule quand on lui a raconté que dans le village de Saambtenga à quelques encablures du péage à la sortie ouest de Ouagadougou (route de Ouahigouya), deux femmes ont été malmenées le samedi 15 septembre 2018. Selon l’informateur de Kantigui, alors qu’elles étaient dans ce village pour un mariage religieux, les deux dames ont eu l’envie de mettre quelque chose sous la dent. Elles se sont donc assises dans une buvette pour manger et se désaltérer. Après avoir fini, un inconnu (homme) les a servies de la boisson, ayant pensé qu’elles étaient les sœurs d’une de ses connaissances. Lorsque les deux femmes lui ont fait savoir qu’il s’était trompé, il a tout de même décidé de leur offrir la boisson.

De ce qui a été rapporté à Kantigui, c’est quand elles buvaient la boisson offerte, qu’un autre homme à proximité les a hélées à leur insu. Ignorant qu’il s’agissait d’elles, elles n’ont pas réagi, ce qui a provoqué le courroux de l’intéressé. Dans les discussions très houleuses qui s’en sont suivies, l’homme qui serait vraisemblablement le fils du chef du village, blessé dans son orgueil, a giflé l’une des dames. Pour la libérer, sa coéquipière a dû frapper l’agresseur avec une bouteille, le blessant du même coup.

Il n’en fallait pas plus pour que les deux femmes passent un mauvais après-midi dans le village. En effet, a-t-on raconté à Kantigui, les villageois qui ont accouru de partout les ont tabassées, déchirant leurs vêtements. La gendarmerie venue les secourir a dû rebrousser chemin face aux menaces des villageois, abandonnant les deux malheureuses aux mains de leurs bourreaux. Même les agents du CSPS auraient refusé de les soigner. C’est finalement le chef du village qui a envoyé son véhicule pour les conduire au commissariat de Pabré où l’affaire a été réglée à l’amiable. Kantigui se demande toutefois comment le Burkinabè est-il devenu si violent envers son prochain.

Sidwaya