minijEn allant hier matin au boulot, j’ai été « frappé » par la tenue d’une jeune fille perchée sur sa moto flambant neuf. Tout comme moi, elle avait marqué un arrêt au niveau d’un feu tricolore sur une avenue à trafic dense. Mal m’en a pris !

 

« L’habit ne fait pas le moine », dit-on très souvent. Et pourtant, l’habit fait le printemps ! Une femme ou un homme bien habillé, ça fait beau et ça fait élégant. L’habillement concourt donc à l’expression du beau et de l’élégance. Et une personne élégamment habillée inspire presque toujours admiration et respect. Respect pour et à sa propre personne. Admiration par les autres, pour son style vestimentaire. Ce faisant, l’habit ou la tenue est le reflet de la personnalité de celui ou de celle qui le porte. Mais dans ce domaine, c’est à chacun son style, sa coupe et selon ses moyens. Chacun y va de son goût et de ses couleurs. Des plus harmonieux aux plus extravagants ; des plus riches aux plus indigents !Mais si certains habillements enchantent, d’autres par contre désenchantent. Les premiers sont souvent très simples et provoquent un sentiment d’émerveillement, d’admiration et de fierté. Les seconds sont jugés indécents et par conséquent, provoquent une sensation de dégoût et d’indignation. Passons sur les tenues décentes, qui font la fierté et de ceux ou celles qui les portent !

Attardons-nous sur ces habillements qui dérangent. La gamme est riche et très variée. Mais avant d’aborder la question, revenons à la description de cette jeune fille sur la moto neuve. Elle portait un pantalon moulé, collé à ses fesses rebondies et qui laissaient apparaître tous les contours de ce que vous devinez aisément. Son sous-vêtement (slip pour les intimes) était en exergue, offrant ainsi aux passants un spectacle gratuit. Oh, mode quand tu nous tiens ! Si c’est cela être à la page, je préfère ne pas l’être, comme dirait l’autre. De grâce, ma sœur, ne confondons pas élégance et extravagance.

Il faut vivre avec son temps, me dira-t-on. Nous en convenons ! Mais à force de vouloir vivre avec leur temps, certains jeunes ont achevé de tomber dans la vulgarité vestimentaire. Le comble de l’excès se constate beaucoup plus chez les jeunes filles. Le spectacle qu’elles offrent est loin de charmer les regards avertis. Tenues légères et surtout transparentes ; habillement très sexy voire provocateur, sinon « insultant » ; jupes très courtes… Bref, c’est la limite de la nudité camouflée. Si le ridicule pouvait tuer ! Âmes éduquées aux bonnes mœurs, abstenez-vous. Sinon, bonjour les dégâts en plein air. Et dire que c’est ça être à la page, selon la compréhension de ces jeunes filles. Soit !

Mais c’est la page de la débauche, de l’insouciance, de l’inconséquence pour son propre corps. La page de la déchéance, de la dépravation des mœurs. Une page désavouée et décriée par les tenants d’une certaine morale. Fermez les yeux si vous ne voulez pas voir, me rétorqueront certains jeunes. Mais fermer les yeux en pleine circulation dans nos villes, peut conduire à ne plus jamais les ouvrir. C’est pourquoi, je ne pus m’empêcher de regarder comme « tout le monde ».

Le hic, c’est que les parents de ces jeunes filles laissent faire. S’ils ne les encouragent pas dans leur harcèlement vestimentaire. Mais ce n’est pas toujours la faute de leurs parents ! Et pour cause, certaines de ces filles à la tenue légère, à l’exception de celles dont la profession l’impose, sortent de chez elles bien habillées, avec, dans leur sac à main ou sous la selle de leur moto, le fameux accoutrement indécent. C’est souvent loin du regard des parents, chez des amies par exemple, qu’elles changent d’habillement ; pour être au top.

Mais que visent ces filles à travers de tels habillements désavoués par les uns et admirés par les autres ? Peut-être cherchent-elles à fasciner les regards sur leur beauté et leur sexisme ! Ce n’est pas toujours que l’appât est de bon goût. Une chose est certaine, ces filles à la tenue légère puisent leurs inspirations vestimentaires souvent loin, très loin de leur environnement socioculturel ; parfois des télénovelas. D’où le fait que quelque part, ça choque et ça dérange.

De nos jours, le phénomène prend de l’ampleur et par conséquent inquiète. Alors, il n’est pas prématuré de presser la sonnette d’alarme si nous ne voulons pas voir des filles nues pavoiser nos rues. Haro donc sur ces habillements qui déchantent, qui désenchantent et qui dérangent. Mademoiselle, un peu de tenue et de retenue. Par respect pour la femme.

Sita TARBAGDO (Collaborateur)
Lefaso.net