En décembre 2016, se tenait la conférence internationale de Paris sur le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES). Un an et demi après, le gouvernement burkinabè organise une autre conférence internationale, à Ouagadougou cette fois-ci pour faire le bilan à mi-parcours de la mise en œuvre du PNDES. A l’issue de la première journée, les participants ont formulé des recommandations. Aussi, pour le financement du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) et le Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL), des intentions de 217,7 milliards de francs CFA ont été faites par les partenaires techniques et financiers.

 

Au cours de cette conférence internationale qui se tient du 09 au 10 juillet 2017 à Ouagadougou, les participants vont faire le point sur la concrétisation des engagements pris à Paris par les différentes parties. Pour le gouvernement burkinabè, il s’agira d’évaluer l’effectivité des engagements en matière de réformes et d’investissements, et d’autre part par les partenaires techniques et financiers sur les intentions de financement annoncées lors de la conférence de Paris.Représentants de pays amis, institutions et agences de développement, organisations non gouvernementales, acteurs de la diaspora burkinabè… prennent part à la conférence de Ouagadougou. C’est le premier ministre Paul Kaba Thiéba qui a présidé la cérémonie d’ouverture ainsi que les autres sessions de la première journée.

Les échanges qui ont fait suite aux communications et qui ont abordé les conditions préalables à la transformation des productions agro-sylvo-pastorales, la contribution du secteur privé au financement du PNDES, les initiatives des PTF en matière de financement, leurs secteurs d’intervention et la nécessité de mobiliser les ressources propres. Il est également ressorti la nécessité de maintenir la question sécuritaire comme priorité, et d’adopter les mesures adaptées au problème de capacités des prestataires.

Ces échanges ont donné lieu à des recommandations. Il s’agit, entre autres :

- la pérennisation des filières porteuses dans le domaine de la transformation agro-sylvo-pastorale ;

- la promotion de la coopération Sud-Sud ;

- la promotion de la formation qualifiante pour booster la transformation agro-sylvo-pastorale ;

- la mise en place de financement adapté au secteur de la transformation agro-sylvo-pastorale ;

- la réduction des délais d’approbation des projets d’investissement par les partenaires techniques et financiers.

Lors de la dernière session de la journée, les partenaires techniques et financiers ont fait des déclarations et annonces pour le financement du PUS et du PADEL. « Il est ressorti des engagements de financements conséquents et d’accompagnement techniques nécessaires. Dans l’attente et de façon provisoire, un montant de 217,7 milliards de francs CFA d’intention de financement a été comptabilisé.

Ces intentions représentent 46% du financement du financement recherché pour le PUS et le PADEL qui est de 460,97 milliards de francs CFA », a confié Abel Séglaro, secrétaire général du ministère de l’économie, des finances et du développement.

Moussa Diallo
Lefaso.net