synaLe Syndicat national des agents du ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (SYNAMICA) était face à la presse ce lundi 26 décembre 2016 à Ouagadougou. Il était question de l’évolution de leur plateforme revendicative minimale : la mise en place d’un fonds de soutien à la vérification des importations et la règlementation de la nomination au poste de conseiller économique et commercial dans les ambassades et missions diplomatiques du Burkina Faso à l’étranger.

C’est en 1993, raconte Daouda Ouédraogo, secrétaire général du SYNAMICA, qu’a été mis sur pied un programme de vérification des importations qui a pour but d’amélioration la transparence dans les importations à travers le contrôle de la quantité, de la qualité et du prix des marchandises. En vue de permettre un bon fonctionnement de ce programme, il a été institué en 1998, une contribution au programme de vérification des importations. Cette contribution devait contribuer à accroitre la capacité opérationnelle des structures du ministère en charge du commerce intervenant dans ce programme de vérification des importations et les rendre plus efficaces. Cependant, jusqu’à ce jour, a-t-il déploré ce fonds de soutien à la vérification des importations n’est pas encore une réalité.

Pour l’adoption des textes

Pour résoudre ce problème, des discussions ont été engagées entre le syndicat, le ministère en charge de l’économie et des finances et celui en charge du commerce. Ces discussions ont abouti d’une part à la rédaction d’un projet d’arrêté portant modalités d’application du décret d’application instituant la contribution au programme de vérification des importations. Et d’autre part, la révision du décret portant institution d’une contribution au programme de vérification afin d’y intégrer le principe de sa répartition entre le budget de l’Etat et les structures intervenant dans le programme, ainsi que son arrêté d’application. Ces deux textes ont été transmis au ministre en charge de l’économie le 11 novembre 2016, mais comme le souligne Daouda Ouédraogo « Pendant qu’on s’attendait à l’adoption des deux textes par nos autorités, nous assistons à des manœuvres dilatoires tendant à remettre en cause le compromis trouvé entre les techniciens des deux ministères ». Le syndicat entend donc ne pas se laisser faire et dit lutter pour que ces deux textes soient adoptés, car il y va de l’amélioration des conditions de travail des personnes intervenant dans la chaine du programme de vérification des importations.

Mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut

Pour ce qui concerne le deuxième point de leur plateforme revendicative, le syndicat dénonce la nomination de personnes non avertis des questions économiques dans les ambassades et consulats du Burkina Faso à l’étranger. Les conférenciers du jour estiment en effet que « dans le but d’accroître les investissements directs étrangers, nous pensons que les représentations diplomatiques devaient être dotés de personnels avertis des questions économiques et des textes en la matière au Burkina Faso et ayant une parfaite connaissance des potentialités économiques et des mécanismes d’investissement dans notre pays. » Ils invitent donc le gouvernement, notamment le ministère en charge du commerce et celui en charge des affaires étrangères à résoudre ce problème par la signature du projet d’arrêté interministériel qui a déjà été élaboré.

Si les deux points de leur plateforme revendicative ne trouvent pas satisfaction d’ici la fin de l’année 2016, le SYNAMICA menace de durcir le ton en 2017 par d’autres formes de lutte.

Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net