Le Syndicat des travailleurs de l’Action sociale (SYNTAS) et le Comité CGT-B étaient face à la presse ce jeudi 12 avril 2018 à Ouagadougou. Ils ont annoncé la tenue d’une grève de 96 heures suite à la non satisfaction de leur plateforme revendicative minimale. 

Le Syndicat des travailleurs de l’Action sociale (SYNTAS) entend observer un arrêt de travail de 96 heures sur toute l’étendue du territoire national pour compter du mardi 24 avril 2018 au vendredi 27 avril 2018. Mais avant la tenue de la grève en question, il compte observer pour ce qui est de la région du Centre, un sit-in de 48 heures soit les 18 et 19 avril 2018 dans les préfectures, les hauts commissariats, les gouvernorats et au ministère de la Promotion de la femme, de la Solidarité nationale et de la Famille. Le syndicat prévoit entreprendre également un certain nombre d’actions telles que : suspendre la transmission des rapports d’activités ; suspendre la transmission des données statistiques ; ne plus se référer aux présidents des tribunaux départementaux ou de grande instance, tous les cas de conflits familiaux, de violences faites aux femmes ; suspendre la réalisation de toutes les enquêtes sociales ; suspendre l’appui technique aux organisations féminines ; suspendre les sorties de constats en cas de catastrophes ; suspendre l’évaluation formative dans les Centre d’éveil et d’éducation préscolaire ; etc.

Si le gouvernement, ne répond pas… 
Il s’agit de mesures drastiques, qui risquent de paralyser le bon fonctionnement du ministère en charge de l’action sociale. Si le SYNTAS a pris de telles décisions, c’est parce que le gouvernement est resté sourd face à ses revendications a confié le secrétaire général du SYNTAS, Juste Koumara Logobana. Il a rappelé par la même occasion que même la question de la reconstitution de la carrière du personnel des ex-garderies populaires qui a fait l’objet d’un engagement contenu dans le protocole d’accord entre la coordination des syndicats de l’éducation et le gouvernement, signé le 27 janvier dernier, est toujours en souffrance et ce, malgré l’échéance d’un mois qui était indiqué pour sa résolution définitive. Face donc à cette situation et déterminé à faire plier le gouvernement, il n’a pas hésité à jouer au menaçant. Il a déclaré qu’à l’issue de cette série d’actions qui sera entreprise, si le gouvernement ne répond pas favorablement, le syndicat dont il a la charge n’entend pas baisser les bras. Il confie qu’il va entreprendre d’autres formes de lutte.

Edoé MENSAH

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