migrations-clandestines-le-president-du-faso-prone-un-developpement-equitable-_5be3678a4db1a_l250_h250Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a pris part à une conférence sur le partenariat entre l’Afrique et l’Europe, à Bruxelles en Belgique, le mercredi 7 novembre 2018. Une rencontre organisée à l’occasion de la troisième édition de la Semaine de l’Afrique qui se déroule du 5 au 9 de ce mois.

En visite de 72 heures à Bruxelles, en Belgique, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a prononcé un discours sur la migration, au cours d’une conférence sur le partenariat entre l’Afrique et l’Europe. Une activité de la 3e édition de la « Semaine de l’Afrique », initiative du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au parlement européen (S&D). D’entrée de jeu, le chef de l’Etat a souligné que la migration constitue une préoccupation brulante qui mérite que le Burkina Faso et ses partenaires européens marquent une halte pour partager les problèmes et proposer des solutions. Pour lui, le drame est que les déplacements clandestins défient non seulement les lois des différents pays mais aussi le respect du droit à la vie des candidats. De ce fait, il a lancé un appel à l’unisson  pour mener le combat. « Nos Etats ne peuvent pas continuer à rester indifférents à cette tragédie. Notre conscience est interpellée pour y trouver des solutions viables », a-t-il lancé à l’endroit des partenaires du Burkina Faso tout en reconnaissant que ceux qui migrent ne le font pas de gaieté de cœur. « C’est parfois au bout de longues souffrances cumulées qu’ils décident de tout abandonner à la recherche d’un mieux-être ailleurs », a déploré le président Kaboré. Mais avant tout, estime-t-il, il faut rechercher les causes profondes du problème pour espérer l’éradiquer. Pour appuyer cet appel, il a souligné que ces mouvements internationaux de populations  influencent fortement le développement économique et social ainsi que la stabilité politique des pays de départ, de transit et d’accueil. Ce qui peut affecter le partenariat entre l’Afrique et l’Europe.

Le Burkina trace sa voie

Une des solutions que propose le président du Faso est de lutter contre l’indigence des populations. En la matière, selon lui, le Burkina Faso a commencé à tracer sa voie avec le Plan national de développement économique et social (PNDES), dont l’objectif est d’assurer un mieux-être aux populations à l’horizon 2020. Une ambition qui va se concrétiser grâce à une mobilisation significative des ressources internes et au soutien des partenaires, a-t-il précisé. Par ailleurs, Roch Marc Christian Kaboré a plaidé pour une véritable aide au développement en faveur de l’Afrique, ce qui pourrait contribuer significativement à la lutte contre la migration clandestine. « Nous sommes convaincu qu’aussi longtemps qu’il  y aura de très grandes différences de croissance économique entre nos pays et ceux d’Europe, il nous sera difficile de combattre le phénomène de la migration », a-t-il fait remarquer. Le chef de l’Etat burkinabè a pris l’engagement  de poursuivre la réflexion afin d’apporter la contribution de son pays à une gestion efficace du phénomène, au nom de la solidarité entre les peuples et du respect de la dignité humaine. C’est pourquoi le pays des Hommes intègres sera présent à la conférence internationale des Nations unies pour l’adoption du pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières,, prévue en décembre prochain, foi de Roch Marc Christian Kaboré. A la suite de son discours, des questions lui ont été posées. Une compatriote vivant en Belgique a voulu savoir si le Burkina peut rassurer avoir pris les dispositions nécessaires pour lutter contre le terrorisme. La réponse de son interlocuteur a été que le combat contre le terrorisme est de longue haleine et qu’en partenariat avec le G5 Sahel, le Burkina mène des actions fortes dans ce sens. L’organisation réussie du SIAO, du Tour du Faso et des Recréatrales sont pour lui la preuve que malgré tout, la vie au Burkina se poursuit normalement. La vice-présidente de la Commission européenne, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique sécuritaire, Federica Moghereni, a, à l’occasion, félicité le Burkina pour ses progrès en matière de démocratie qui fait de lui le symbole de l’Afrique.

Daniel ZONGO
(A Bruxelles)

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