fds1Mounafica a pu lire, dans la dernière livraison de la très mounafique française Lettre du continent, dans sa parution du 12 décembre dernier, que le Rocco a été prié de rapatrier urgemment un bataillon de la Minusma, la mission des Nations unies qui participe au maintien de la paix au Mali.

«Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, qui fait face à une dégradation continue de la situation sécuritaire dans le nord et l’est du pays, s’apprête à rappeler un des deux bataillons burkinabè actuellement déployés au sein de la Minusma, la mission des Nations unies au Mali.»

Le bataillon, appelé Badenya (fraternité en langue dioula), est le sixième du genre et est déployé dans la région de Tombouctou. Il est fort de 850 éléments moins les quelques-uns tombés sur le champ d’honneur. Il y est depuis la fin 2017 pour une année. Tout indique que le Burkina se désengagera du Nord Mali, puisque Mounafica n’a pas constaté de constitution d’un nouveau bataillon pour la relève. Car, avant le déploiement sur le terrain, les éléments sont désignés et regroupés à Loumbila pour une formation d’appoint. Cette année, aucune activité de ce genre n’a été observée sur le terrain. C’est dire si le président Kaboré a pris la décision de ne pas remplacer les éléments qui vont rentrer, pour renforcer les rangs des forces de défense.

«Depuis plusieurs mois, les chancelleries occidentales plaident en coulisses pour ce scénario qui permettrait au pays de ne pas se dépouiller de ses forces vives militaires. Les deux bataillons déployés au Mali sont constitués des meilleurs éléments de l’armée nationale burkinabè» rapporte La Lettre du continent.

Le Burkina Faso, qui dispose de deux bataillons au Mali (l’un dans la zone de Tombouctou et l’autre à Gao) faisant de lui le plus gros contributeur de troupes au sein de la MINUSMA, avait demandé le redéploiement du contingent de Gao le long de sa frontière afin de mettre fin aux incursions de groupes djihadistes.

En mai 2016 déjà, le Burkina avait annoncé sa volonté de retirer du Darfour son contingent de 850 Casques bleus pour faire face à la menace islamiste. Ce retrait définitif est effectif depuis juillet 2017. Le premier contingent burkinabè au Darfour avait été déployé depuis août 2009. Tout porte à croire donc que le Rocco avait la pleine conscience qu’il avait besoin de ses troupes pour défendre les frontières de son pays.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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